14/08/2014

La Commission du Vieux Paris "épurée" et "redéfinie"?

Cour de Rohan

Coup de projecteur sur la Commission qui veille à la préservation et à la valorisation du patrimoine parisien

Selon le Canard enchaîné du 13/08/2014, Anne Hidalgo souhaiterait redéfinir les missions de la Commission afin de pouvoir construire avec moins de contraintes en sélectionnant désormais les affaires qui lui seraient soumises.
L’adjoint au maire, Louis Missika, dans un article paru hier dans Metronews, reconnaît que la publication des recommandations de la Commission du Vieux Paris pose problème car les associations s’en servent  pour contester devant les tribunaux les décisions de la Mairie.

Parmi les 55 membres de la Commission du Vieux Paris, on trouve Thierry Paquot, universitaire, auteur entre autres de la Folie des hauteurs, Pierre Houssieaux, président de Sauvegarde de Paris Historique, Jean-François Cabestan, Olivier de Monicault, président de SOS Paris.

La Commission du Vieux Paris est assez méconnue du grand public. Voici son histoire et sa fonction à partir de ces liens :

http://www.paris.fr/politiques/histoire-et-patrimoine/commission-du-vieux-paris/la-commission-du-vieux-paris/rub_8764_stand_10166_port_20792

http://fr.wikipedia.org/wiki/Commission_du_Vieux_Paris

Le Canard Enchaîné est disponible en kiosque et à l’chat en ligne.

_________

Crédit photo : © Jan Wyers. Cour de Rohan, Paris 6ème.

11/09/2014

Pétition pour défendre la Commission du Vieux Paris

La Mairie de Paris souhaiterait "recadrer" la Commission du Vieux Paris en redéfinissant son fonctionnement et en modifiant sa composition (voir notre article du 14 août 2014). Cela reviendrait à se débarrasser d’une commission qui veille sur le patrimoine parisien depuis 1897.

Une pétition a été lancée par l’association Monts 14 pour défendre la Commission du Vieux Paris :

http://www.petitions24.net/sauvegardons_la_commission_du_vieux_paris

Une deuxième pétition est aussi en ligne :

https://secure.avaaz.org/fr/petition/Madame_Anne_Hidalgo_maire_de_Paris_Pas_touche_a_la_Commission_du_Vieux_Paris/

Soyez nombreux à exprimez votre opposition à cette décision en signant ces pétitions !

28/08/2014

1944 : Paris sauvé aussi grâce à son patrimoine !

611px-Crowds_of_French_patriots_line_the_Champs_Elysees-edit2

"Je n’ai ni détruit ni incendié leur ville, parce que j’ai voulu épargner cette honte au peuple allemand et ne pas détruire une ville sans motif et tout particulièrement une ville comme Paris qui est le siège de toutes les cultures."

Général von Choltitz, le 24 mai 1947

(Lettre à une correspondante en Allemagne).

 À l’heure des commémorations de la libération de Paris en 1944, il convient de rappeler une fois de plus, cette page de son histoire, déjà suffisamment connue par la littérature, le cinéma et le théâtre : la désobéissance du général allemand, Dietrich von Choltitz, qui, refusant de mettre à exécution les ordres de Hitler, a sauvé Paris de la destruction.

C’était le 22 août 1944, après l’effondrement du front allemand en Normandie que Hitler ordonnait la destruction de Paris pour qu’il ne soit plus "une ville étape, un réservoir de réfugiés et de pleutres". Les ordres de Hitler prévoyaient la destruction des ponts et monuments de Paris, la répression impitoyable de toute résistance de la part de la population et le combat dans Paris jusqu’au dernier homme pour créer un "Stalingrad" sur le front Ouest immobilisant plusieurs divisions alliées. Paris devait donc devenir le théâtre d’opérations potentiel."Paris ne doit pas tomber entre les mains de l’ennemi, ou alors que ce soit un champ de ruines" dixit Hitler.

La célèbre phrase prononcée par Hitler au téléphone  : "Brennt Paris?" - "Paris brûle-t-il ?" est devenue le titre du film de René Clément (dont l’équipe des scénaristes comprend Francis Ford Coppola ) (1966) après avoir été celui du  best-seller de Dominique Lapierre et Larry Collins publié en 1964.

Dietrich von Choltitz avait été nommé gouverneur militaire de la garnison du "Grand Paris" (Groß Paris) le 7 août 1944. Sa nomination lui avait été signifiée par Adolf Hitler en personne lors d’une rencontre à la Wolfschanze, recevant  en même temps, les pouvoirs juridictionnels d’un "commandant de place forte assiégée" (position hiérarchique qui lui garantissait une liberté absolue et le plein pouvoir dont il a pu user lorsqu’il a décidé de désobéir à l’ordre de détruire Paris.). C’était la première et dernière fois que l’officier allemand se trouvait en face du Fürher. Il en fera, plusieurs fois, par la suite, la description d’un être diminué et d’un "fou".

Le 25 août, après un combat en forme de baroud d’honneur, von Choltitz signe sa réddition devant le général Leclerc à la gare Montparnasse, PC de commandement de Leclerc, en présence du colonel Rol-Tanguy,

Von Choltitz a épargné Paris à cause de sa culture (fils d’une famille noble de Silésie), mais motivé aussi par une perspective bien réaliste : conscient que la destruction de Paris serait inutile et que la guerre serait perdue pour les nazis, il aurait choisi de ménager son avenir de futur prisonnier… Dietrich von Choltitz (1894-1966), comme toute sa génération, avait fait les deux guerres : à l’âge de 13 ans, il a été placé par sa famille à l’école des cadets de Dresde, capitale du Royaume de Saxe. Lors de la Première Guerre mondiale, en 1914, il avait servi à l’âge de 19 ans  et, blessé à trois reprises, il avait atteint le grade de sous-lieutenant. En tant qu’officier de la Wermacht, il avait pris part aux campagnes de Pologne, des Pays-Bas, de Belgique et de Russie et participé à l’extermination des juifs à Sebastolpol. Après sa reddition, il restera prisonnier à Londres jusqu’à 1947, date à laquelle il sera relâché.

Le 24 mai 1947, Dietrich von Choltitz, 3 ans après sa rédition, écrivait à une amie allemande : "Je n’ai ni détruit ni incendié leur ville, parce que j’ai voulu épargner cette honte au peuple allemand et ne pas détruire une ville sans motif et tout particulièrement une ville comme Paris qui est le siège de toutes les cultures. Ce fut une chance pour moi que je me sois rendu chez Hitler peu auparavant, et me trouvant pour la première fois de ma vie en face de lui, je me suis rendu compte que j’avais devant moi un fou, ce qui a naturellement allégé ma conscience de soldat et je n’ai exécuté sous aucun prétexte ses ordres de destruction. "

Cet épisode de l’histoire a aussi  inspiré la pièce de théâtre de Cyril Gély et le film de Volker Schlöndorff (2014) intitulés : Diplomatie (2014).

______

Photo : 26 August 1944 Photographer Jack Downey, U.S. Office of War Information

21/08/2014

"En architecture un chef d’oeuvre isolé risque d’être un chef-d’oeuvre mort"

André Malraux

 

La loi Malraux du 4 août 1962, initiée par André Malraux, ministre de la culture, crée l’Inventaire général du patrimoine culturel, complétant ainsi la législation sur la protection du patrimoine et favorisé sa restauration. Elle permet, entre autres, la création des "secteurs sauvegardés" : zones urbaines soumises à des règles particulières en raison de leur « caractère historique, esthétique ou de nature à justifier la conservation, la restauration et la mise en valeur de tout ou partie d’un ensemble d’immeubles bâtis ou non » (Code de l’urbanisme, art. L. 313-1). À l’époque, des centres-villes se trouvaient radicalement transformés par l’urbanisme des années 1960. La création de secteurs sauvegardés "lorsque ceux-ci présentent un caractère historique, esthétique ou de nature à justifier la conservation, la restauration et la mise en valeur de tout ou partie d’un ensemble d’immeubles", permet au patrimoine urbain et architectural de survivre et de trouver une nouvelle vie au cœur des quartiers historiques. La loi Malraux prévoit que l’État et la Ville s’associent pour l’élaboration d’un plan de sauvegarde et de mise en valeur destiné à fixer les règles d’urbanisme et d’aménagement du secteur concerné.

Un document du Ministère de la Culture présente de façon complète ce dispositif.

Lire la suite :

http://sosparisblog.wordpress.com/publications/secteurs-sauvegardes/

16/08/2014

Rue des Patriarches (5e arrond.): un projet immobilier contesté par les riverains.

Dans le quartier de la rue Mouffetard, à quelques mètres de l’église Saint Médard (15e siècle, classée monument historique en 1906), un projet immobilier suscite l’indignation des habitants et l’inquiétude des défenseurs du patrimoine : le petit immeuble du 10 rue des Patriarches, datant de 1840, sera entièrement démoli pour être remplacé par un bâtiment  moderne nettement plus volumineux.

Il s’agirait d’une affaire particulièrement rentable pour le promoteur qui aurait acheté cet immeuble appartenant à la Mairie de Paris lors de sa mise en vente par voie d’adjudication publique avec une mise à prix de 600.000 euros. Le document de la délibération du Conseil de Paris concernant les conditions de sa mise en vente exposait les motifs et posait des conditions : respect de la façade (immeuble historique) et constructibilité limitée à 10 m2 par rapport à l’existant (132 m2). Le projet actuel prévoit, néanmoins, 105m2 de plus. Compte tenu du fait que le prix de vente a été fixé sous ces conditions de faible constructibilité, il aurait été diminué. La construction d’une superficie supplémentaire si importante par rapport à l’existant crée une différence dans la valeur du bien.

D’autre part, le caractère historique de l’immeuble, l’avis de la Commission du Vieux Paris qui s’était prononcé en faveur d’une conservation de l’immeuble en insistant sur la nécessité de conserver la façade représentative de la période de la Monarchie de Juillet, n’a pas été respecté.

Des riverains du projet ont déposé un recours gracieux contre ce projet, le 6 août dernier. "Ce petit quartier semble définitivement touché par le virus de la métamorphose" remarque, non sans amertume, un des riverains. Il y a 3 ans, SOS Paris s’indignait déjà, daans son bulletin d’octobre 2011 de la construction inadaptée pour ce quartier historique, à proximité, dans le passage des Patriarches…

09/07/2014

Roland Garros : vous avez jusqu’au 25 juillet pour participer à l’enquête publique !

ARTICLE MIS A JOUR LE 10/07/2014

Le projet d’extension du site de Roland Garros en empiétant sur les Serres d’Auteuil, monument historique, un des joyaux, pour ne pas dire LE joyau, du patrimoine botanique français et même européen rencontre la vive opposition des associations comme SOS Paris, la SPPEF et les VMF, qui le combattent avec force depuis le début.

L’enquête publique organisée par la Ville de Paris pour permettre aux citoyens de s’exprimer sera close le 25 juillet prochain. Le temps presse pour ceux qui veulent faire entendre leur opinion sur le sujet !

Retrouvez notre argumentaire complet et la façon de le communiquer sur ce lien :

http://wp.me/P2z3lR-sq

04/07/2014

Révision du PLU, budget participatif de la Ville, la Mairie aux manettes…

Deux informations se télescopent cette semaine dans l’actualité de la Ville de Paris :

  • Lancement du budget participatif

Anne Hidalgo a annoncé mercredi, la mise en place du "budget participatif" qui fournira la possibilité aux parisiens de s’exprimer par vote sur 5% du budget d’investissement annuel de la Ville de Paris, soit 426 millions d’euros sur six ans. Selon ses dispositions, dès la rentrée prochaine, les habitants de Paris, majeurs ou non, inscrits sur les listes électorales ou non, seront appelés à se prononcer dans les mairies  et sur internet, sur des projets qui leur seront soumis par la Mairie.

Quel effet sur Paris aurait la révision de son Plan local d'urbanisme ?

Quel effet sur Paris aurait la révision de son Plan local d’urbanisme ?

"Aujourd’hui on lance le processus, on amorce la pompe avec les projets qu’on a en stock" a déclaré la Maire. Néanmoins, sera sur des projets proposés par des Parisiens que le public pourra voter l’année prochaine.

Le montant concerné par ce dispositif serait le plus important au monde pour une initiative de ce type, selon la Mairie.

  • Révision du Plan Local d’Urbanisme

La délibération pour autoriser la révision du PLU de la Ville sera soumise au vote, au Conseil de Paris ce mardi 8 juillet matin. Selon l’annonce de l’Hôtel de Ville, le PLU "aura vocation à intégrer les grands desseins de cette mandature en termes de logement, d’environnement et développement économique" et avance d’emblée l’argument de besoin de plus de logements,  l’objectif étant de favoriser la création de 10.000 logements par an, et d’atteindre 30% de logements sociaux en 2030.

Le PLU de Paris avait déjà été modifié en 2009 et 2012. Le nouveau PLU "doit intégrer toutes les évolutions réglementaires et légales qui sont intervenues depuis 2009", a expliqué l’adjoint en charge de l’urbanisme, de l’architecture, du projet du Grand Paris.  À compter du 1er janvier 2016, la "compétence relative au règlement d’urbanisme reviendra à la Métropole du Grand Paris, qui devra élaborer un plan d’urbanisme métropolitain", rappelle l’exposé des motifs de la délibération.

La révision du PLU fera l’objet d’une enquête publique qui doit démarrer en janvier prochain. Du point de vue des défenseurs du patrimoine et du cadre de vie parisien, une révision du PLU permettrait de "balayer" une bonne partie des règles existantes qui protègent le patrimoine et régissent la construction à Paris, y compris les hauteurs, bien que cette question ne figure pas dans les motifs actuellement. Aussi, les associations et beaucoup de personnalités politiques s’opposent fermement à une sur-densification pour une ville qui est déjà si dense (voir article paru dans le Monde du 22 juin 2014).

Dans le cadre d’une concertation lancée en septembre, des mairies d’arrondissement organiseraient des réunions et des expositions, qui pourraient bien n’être que des opérations de communication, le citoyen isolé étant assez inaudible dans ce contexte comme nous l’avons vu dans la ZAC Clichy-Batignolles. En tout cas, les Parisiens pourront aussi "faire connaître leurs propositions" via une plateforme Web…

Le vote pour adopter le PLU révisé interviendra en automne 2015.

Lire l’article sur le site de la Mairie de Paris :

http://www.paris.fr/accueil/accueil-paris-fr/les-grands-sujets-du-conseil-de-paris/rub_1_actu_145938_port_24329

Lire l’article du Moniteur :

http://www.lemoniteur.fr/694-collectivites-territoriales/article/actualite/24815995-paris-va-lancer-une-revision-de-son-plan-local-d-urbanisme

Dans Le Monde du 22 juin 2014, article de Jean-Jacques Larrochelle, intitulé : "Paris résiste toujours à la course à la hauteur " (édition papier uniquement, dont nous publions des larges extraits, à lire sur ce lien :

http://wp.me/P2z3lR-rc

 

29/06/2014

Visite de SOS Paris à la ZAC Paris Rive Gauche

Cité de la Mode © Photo Jan Wyers.

Cité de la Mode © Photo Jan Wyers.

L’association a renouvelé pour la 3e année sa visite à Paris Rive Gauche. Cette  fois elle a été accompagnée de l’AUT 13e (membre de la FNAUT).

Pour voir les photos, suivez ce lien :

http://wp.me/P2z3lR-rF

15/06/2014

Deux grilles tombées sur la passerelle des Arts : signez la pétition contre les cadenas !

Photo Jan Wyers

Photo Jan Wyers

Deux grilles de la passerelle des Arts (entre le 6ème et le 1er arrondissement) ont cédé dimanche dernier à cause du poids des cadenas accrochées par des touristes. Tombées côté pont et non côté Seine, elles n’ont blessé personne et n’ont pas endommagé des péniches. Néanmoins, la question reste ouverte : pourquoi continuer à tolérer ces cadenas ?

Photo Jan Wyers

Photo Jan Wyers

À ce propos, Anne Hidalgo, deux semaines plus tôt, avait évoqué leur retrait lors de son premier conseil de Paris (L’Express). Il semblerait que la charge de ces objets métalliques menacerait la structure même de la Passerelle des Arts.

http://www.lexpress.fr/actualite/politique/paris-anne-hidalgo-souhaite-decrocher-les-cadenas-du-pont-des-arts_1547058.html

Le maire du 6e arrondissement, Jean-Pierre Lecoq, de son côté,  suggère que les cadenas soient retirés à intervalles réguliers quand un certain seuil atteint. 

http://www.konbini.com/fr/lifestyle/pont-des-arts-cadenas/

Le phénomène s’étend désormais sur d’autres ponts à Paris. Il s’agit non seulement d’une question de sécurité, mais aussi d’esthétique et de plus en plus de parisiens s’insurgent contre ce phénomène et souhaitent l’interdiction des cadenas.

Une pétition pour leur suppression a été lancée sur le site "Libérez votre amour, sauvez nos ponts" ("No love locks") à l’initiative de Lisa Anselmo et Lisa Taylor-Huff :

http://nolovelocks.com/fr/

Pour signer la pétition :

https://www.change.org/fr/pétitions/a-la-maire-de-paris-anne-hidalgo-et-au-conseil-de-paris-interdisons-maintenant-les-cadenas-d-amour-à-paris-sauvons-nos-sites-historiques

petition cadenas

Le site de la pétition lancée par Lisa Anselmo et Lisa Taylor Huff

 

____

26/05/2014

La Samaritaine : vers une jurisprudence ?

La Samaritaine : ce n’est pas fini !…

Suite à l’annulation du permis de construire d’un des bâtiments de la Samaritaine par le Tribunal Administratif de Paris, dont le plan prévoyait une façade en verre ondulé, l’Académie de l’architecture lance une alerte et met en garde contre une "jurisprudence fondée sur des critères esthétiques et subjectifs" faisant mine d’ignorer que le jugement a été basé sur le texte même du Plan Local d’Urbanisme. Or, c’est bien un jugement esthétique et subjectif qui a conduit les responsables de la Samaritaine à choisir le projet Sanaa !

Doit-on débattre de l’esthétique ? Soit ! Mais signalons au passage que cette réaction de l’Académie de l’architecture prouve bien que l’architecture contemporaine est passée désormais dans sa phase "académique"…

MK

Détail de la décoration du magasin 3 de la Samaritaine (sous la marquise), rue de Rivoli à Paris. © O.Taris

La Samaritaine, détail. © O.Taris

 

14/05/2014

Samaritaine : communiqué de presse commun SOS Paris – SPPEF

 

Détail de la décoration du magasin 3 de la Samaritaine (sous la marquise), rue de Rivoli à Paris. © O.Taris

Détail de la décoration du magasin 3 de la Samaritaine (sous la marquise), rue de Rivoli à Paris. © O.Taris

 

Suite au jugement rendu par le Tribunal Administratif de Paris, hier, annulant le permis   de construire de la Samaritaine, SOS Paris et la SPPEF ont publié conjointement leur communiqué de presse :

Justice pour le patrimoine !

Après un an et demi de combat, le permis de construire du nouveau bâtiment de la Samaritaine sur la rue de Rivoli a été annulé. Il s’agit d’une grande victoire remportée par les associations de défense du patrimoine, la SPPEF et SOS Paris qui ont obtenu un jugement sur le fond….

Accédez au communiqué de presse

14/05/2014

Samaritaine : une décision historique

olivier dmÉditorial

par Olivier de Monicault, président de SOS Paris

Depuis des années, nous avons répété que défendre le patrimoine de Paris ne consistait pas seulement à protéger des « monuments » mais qu’il fallait protéger les ensembles et veiller à l’homogénéité de Paris.

Nous avons toujours souligné que nous refusions le pastiche et que nous étions ouverts à l’architecture contemporaine à condition qu’elle soit en harmonie avec son environnement. Nous refusons l’architecture de rupture, même quand on prétend  nous l’imposer sous  prétexte que son auteur est un grand architecte mondialement connu.

A ce titre nous avons maintes fois fustigé le déplorable immeuble de la Banque Postale  qui en plein 7° arrondissement vient rompre l’unité de la rue de Sèvres.

De même depuis des mois nous luttons contre le projet de la Samaritaine rue de Rivoli qui, au cœur du Paris historique, est tout aussi incongru. En association avec la SPPEF nous avons entrepris des recours juridiques et après bien des péripéties nous venons de remporter une grande victoire : Le tribunal administratif vient de se prononcer sur le fond et a annulé le permis de construire au motif que le projet architectural est « en dissonance » avec son environnement.

Bien sur le dossier n’est pas fermé et nous constatons avec regret que, n’ayant pas obtenu en référé une suspension des travaux, l’ilot concerné est d’ores est déjà largement démoli.  Mais les promoteurs devront revoir le projet qu’ils voulaient imposer. Nous voici confortés dans notre combat pour une évolution de Paris respectueuse du passé. Espérons que ce jugement fera jurisprudence.

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Rejoignez 681 autres abonnés

%d bloggers like this: