19/11/2014

Tour Triangle, interventions des opposants dans les médias

Le vote au Conseil de Paris rejetant la Tour Triangle, contesté par la Maire de Paris, a été très largement diffusé et commenté dans les média. Plusieurs militants contre la tour ont été interviewés.

Petite revue de la presse audiovisuelle

Christine Nedelec, secrétaire générale adjointe de SOS Paris dans le journal télévisé de 20h  de TF1 et sur LCI :

(Cliquer sur le lien)

http://videos.tf1.fr/jt-20h/2014/tour-triangle-pourquoi-paris-a-t-elle-si-peu-de-tours-8519756.html#t=62

 

Olivier Rigaud du Collectif contre la Tour Triangle sur LCI :

20/11/2014

Le nouveau numéro du bulletin de SOS Paris est sorti !

Le bulletin N° 92 de SOS Paris vient de paraître et nos abonnés le reçoivent par la poste. Il est également disponible à notre secrétariat (103, rue de Vaugirard, 75006 Paris).

En couverture, on trouvera l’éditorial d’Olivier de Monicault : « Quel avenir pour la Commission du Vieux Paris ».  Nous avons le plaisir d’annoncer aussi l’article « SOS Paris; 40 ans de combats » écrit par Louis Goupy publié dans ce numéro.

La version électronique du bulletin est à télécharger au format PDF  ICI 

 

Couv sosp n°92

En adhérant à SOS Paris, vous recevrez le bulletin à chaque parution, et vous profitez des tarifs 2014.

Inscriptions en ligne ou par courrier.  Voir ADHÉSION

20/11/2014

Un Viollet-le-Duc contemporain pourrait-il construire la Tour Triangle?

 

Notre-Dame sous une cloche imaginaire pour la conserver. Photo Harold Hyman

Notre-Dame sous une cloche imaginaire pour la conserver. Photo Harold Hyman

Par Harold Hyman

 

Pour le Huffingont Post

19/11/2014

Extraits :

(…) Comment, et quoi, construire dans Paris ? Eugène Viollet-le-Duc, 1814-1879, architecte éduqué par des membres de sa famille d’architectes, est lancé par Prosper Mérimée qui lui demande des restaurations dès les années 1840, à l’époque où Louis-Philippe, et bientôt Napoléon III, réconcilient les Français avec les structures si méprisées, et souvent saccagées quand ce n’était pas détruites, sous la Révolution.

(…)

Pour lier l’époque de Viollet-le-Duc à l’époque actuelle, une exposition connexe a été inaugurée ce 18 novembre, également à la Cité de l’Architecture : « Revoir Paris », une œuvre de talent de deux spécialistes des mondes imaginaires de la bande dessinée, François Schuiten et Benoît Peeters qui présentent « des tracés d’Haussmann aux projets du Grand Paris, en passant par les utopies de Robida et de Perret, ou les projets de Le Corbusier ou Jean Nouvel », en leur propres termes Futurisme et post-modernisme donc, qui font passer Viollet-le-Duc pour un simple restaurateur de talent engagé dans une voie de garage architectural, tellement il aurait raté l’émergence des utopies post-haussmanniennes.

(…)

Alors pourquoi réhabiliterait-on aujourd’hui Viollet-le-Duc, en supposant qu’il aurait opté pour la conservation de l’allure passéiste de Paris, alors même que l’on admirerait la Tour Triangle des architectes Herzog et De Meuron ? Être à la fois enthousiasmé par un chantre de la restauration du passé et un chantre de l’architecture contemporaine est presque schizophrène : aller de l’exposition de Viollet-le-Duc à la Cité de l’Architecture et du Patrimoine à l’exposition connexe « Revoir Paris », qui montre les utopies futuristes sur Paris, puis se transporter au Pavillon de l’Arsenal, où a lieu l’exposition de cette célèbre Tour Triangle, de 180 m de haut avec 50 étages !

(…)

Et donc Viollet-le-Duc aurait bien été obligé de rejeter le voyeurisme patent de l’esprit des gratte-ciel. La Tour Eiffel, par sa singularité et son caractère de charpente gracile eût sans doute été tolérable, mais l’essaimage de quartiers comme Beaugrenelle, d’immeubles comme la Tour Montparnasse, et des tours de 20-30 étages dans le 20e et le 13e — cela ne l’aurait guère ravi. Et la question se pose maintenant: que construirait un nouveau Viollet-le-Duc? Certainement pas la Tour Triangle. Il nous aurait sans doute reconstitué les Halles….

Lire l’article …

_______________________

Expositions : « Viollet-le-Duc, les visions d’un architecte » et « Revoir Paris, François Schuiten et Benoît Peeters » à la Cité de l’Architecture et du Patrimoine (Cité Chaillot) du 20 novembre 2014 au 9 mars 2015.

17/11/2014

Rejet de la Tour Triangle : vote contesté par Anne Hidalgo – Revue de presse

Montmartre photomontage

Montmartre photomontage

Ce lundi, le vote au Conseil de Paris était en faveur des opposants au projet de la tour Triangle : 83 voix contre la tour Triangle, 78 pour, sur 161 exprimées.

Sauf que les votants opposés au projet, après s’être vu refuser le vote à main levée qu’ils réclamaient, ont exhibé, au moment du vote, leurs bulletins au public avant de passer dans l’isoloir. Ce geste a fourni à Anne Hidalgo le prétexte à déclarer, à l’issue du dépouillement, le vote nul et déféré au contrôle de légalité et au tribunal administratif.  Elle a même rappelé que cette façon de voter «pourrait relever du pénal».

Par conséquence, la question est : les défenseurs de la skyline de Paris, les opposants à la tour Triangle, sommes-nous passés à côté d’un événement qui, au vu des estimations de la veille, allait permettre de tourner définitivement la page sur ce projet pompeux et nuisible ?

Rappelons que ce vote au Conseil de Paris concernait une procédure technique nécessaire au lancement des travaux de cette tour de 180 mètres et 500 millions d’euros.  La presse nationale et internationale, présente massivement dans la salle,  s’est fait l’écho de cet « imbroglio » – terme choisi par Reuters dont l’article a été repris par une quantité d’éditions en ligne. En voici un florilège :

 

Imbroglio à Paris après le rejet de la Tour Triangle

Reuters, 17/11/2014

Extraits :

(Ce résultat) « est également un succès pour les écologistes qui, critiquant un projet inutile et énergivore à leurs yeux, ont voté avec la droite et le centre, et affirmé leur indépendance au sein d’une majorité où leurs 14 voix ont pesé lourd lundi. »

« Quand bien même la justice annulerait le scrutin, un nouveau vote donnerait probablement le même résultat. L’échec serait lourd pour Anne Hidalgo, qui avait défendu la tour dès 2008, lorsqu’elle était adjointe à l’urbanisme de Bertrand Delanoë. D’autant que ce dossier risque de laisser des traces, tant les débats ont été houleux et tant les circonstances jouent désormais contre la maire. »

« L’intensive campagne de promotion dans les médias, avec une pétition en ligne ou encore grâce au concours d’intermédiaires dont le Medef, n’a donc pas suffi à sauver « Triangle ».

« D’autant que ce dossier risque de laisser des traces, tant les débats ont été houleux et tant les circonstances jouent désormais contre la maire. » 

Lire l’article… 

 

Tour Triangle : un vote hostile pas vraiment carré

Libération, 17/11/2014 

« Quelle foire ! Le vote à bulletins secrets, ce lundi au Conseil de Paris, d’une délibération indispensable pour la poursuite du projet de la tour Triangle a tourné au cirque. L’énorme majorité du groupe UMP, mais aussi quelques Verts et la seule élue Front de gauche, ont voté contre le projet en brandissant publiquement leur bulletin avant de le glisser dans l’urne, souriant aux caméras et, pour certains, tweetant la photo de ce moment de révolte. Malheureuse initiative ? « 

Lire l’article… 

 

Tour Triangle: Le conseil de Paris rejette le projet, Hidalgo déclare le vote nul 

20 Minutes, 17/11/2014 

Le vote, annoncé serré, a bien eu lieu. Le résultat a même été donné. Sur les 161 votes exprimés, le camp du «non» à la tour Triangle en a récolté 83 contre 78 pour le camp adverse.
Mais Anne Hidalgo l’a estimé nul considérant qu’il s’était déroulé dans des conditions contraires à la démocratie.

Lire l’article … 

 

La tour Triangle refusée par le Conseil de Paris, Hidalgo conteste le vote ! 

La Tribune de l’art, 17/11/2014 

« Malgré les manœuvres de dernière minute d’Anne Hidalgo et de son adjoint au patrimoine Jean-Louis Missika, qui ont tenté de faire changer d’avis certains conseillers UMP, et qui ont choisi un vote à bulletin secret (bel exemple de transparence démocratique pour des élus qui semblent avoir honte de leur position), la proposition a été repoussée. La maire de Paris, prenant pour prétexte que les conseillers UMP et EELV ont montré leurs bulletins avant de voter (pour protester contre ce vote à bulletin secret) »

Lire l’article…

 

16/11/2014

Pourquoi on dit « NON » à la Tour Triangle

Non à la Tour Triangle : un mauvais projet au mauvais endroit, un projet contre l’intérêt collectif. Cette tour de 180 m de haut sera en réalité une immense tour-barre de 200 m de long qui coupera le Parc des Expositions en deux et coupera Paris de sa banlieue… Les Parisiens et Franciliens y sont opposés à 64% : on leur a déjà fait plusieurs fois le coup de la tour, c’est un échec. La tour Montparnasse, les tours du 13e et du 15e ont été un échec urbanistique, économique, écologique et social comme le sera la tour Triangle vendue avec les mêmes arguments mensongers qu’il y a 40 ans. Ne répétons pas les erreurs du passé : la tour Montparnasse est le bâtiment le plus détesté de Paris ! 

1523481_751251701620359_8029588255049541512_oLes tours sont une fausse idée de la modernité, bien au contraire elles sont le symbole du naufrage de notre ancien monde et de ces fausses bonnes idées économiques qui nous conduisent tous au bord du gouffre.
Aujourd’hui à la Défense, les tours se vident les unes après les autres, on croule sous les bureaux vides en région parisienne, on les brade…
Par delà leur obsolescence, les tours sont terriblement couteuses pour la collectivité. La gestion d’afflux de milliers de personnes en un même point nécessite des investissements supplémentaires énormes en matière de transport, de sécurité, de flux, de traitements des égouts, déchets, de pollutions, d’énergie qui ne sont bien sûr pas pris en charge par l’investisseur qui lui s’intéresse uniquement à son coup financier.
Amputer le Parc des Expositions de la Porte de Versailles alors qu’il constitue un vivier extrêmement dynamique en matière d’emploi, n’est-elle pas une absurdité ? Le couper en deux et le mettre en péril pour y construire une tour de bureaux qui n’a rien à y faire, une aberration? Pire, cette tour redeviendra propriété des Parisiens à l’heure où il sera nécessaire de la rénover ou de la détruire à grands frais.
Pour toutes ces raisons et bien d’autres encore, il est urgent de dire stop à ce projet magnifié sur le papier mais humainement et collectivement aberrant, urgent de promouvoir la modernité de projets intéressants pour la collectivité : oui à des projets intelligents, durables, soutenables et porteurs d’emploi…
Nous espérons de nos élus au Conseil de Paris qu’ils sauront faire la part des choses et que les calculs politiciens n’entraveront pas l’intérêt général.
Comme la majorité des Parisiens qu’ils disent Non au mauvais projet Triangle !

**************************

Revue de presse 

La Tour Triangle, objet de toutes les controverses

Libération, 16/11/2014

http://www.liberation.fr/societe/2014/11/16/la-tour-triangle-objet-de-toutes-les-controverses_1143976

Extrait :

Les tours sont communément considérées comme des objets architecturaux peu écologiques: si elles permettent – théoriquement – une densification du bâti, elles sont aussi structurellement énergivores. «Contrairement à une idée reçue, le gratte-ciel est énergivore et ne saurait être vraiment +écologique+. La fabrication de ses matériaux de construction (béton performant, vitrage et aciers spéciaux sophistiqués) est coûteuse en énergie, puis lorsqu’il fonctionne, il s’avère particulièrement gourmand en électricité (aération, chauffage, bureautique, ascenseur)», écrivent Julien Damon et Thierry Paquot («Les 100 mots de la ville», Que sais-je? Septembre 2014).

(…)

 La vraie histoire de la Tour Triangle : le verre enfumé ! 

Atlantico.fr 16/11/2014
Lire : http://www.atlantico.fr/decryptage/vraie-histoire-tour-triangle-verre-enfume-1858601.html#VyPBW146gH2Pc6oM.99

Extraits :

« Une offensive de communication relayée par quelques plumes serviles veut faire croire aux Parisiens que le projet Triangle est une sorte de combat des modernes contre les ringards, de lutte entre le futur urbain et les tendances régressives de passéistes. Il ne faut pas tomber dans le piège de cette opposition truquée. Les conseillers de Paris qui voteraient pour ce projet porteraient une lourde responsabilité dans une opération qui apparaîtrait comme une réédition inepte de l’échec de la tour Montparnasse. » (…)

(…) « Il est né d’un crime originel, quand par peur d’affronter le groupe Unibail aux Halles, Delanoë avait torpillé le magnifique projet de l’architecte néerlandais Koolhaas et s’était lancé dans l’infinie médiocrité de ce qui allait devenir le bubon de Mangin et Berger. Pour la première et unique fois de ses deux mandats, en 2004, Delanoë avait été moqué par Libération et le Monde. Pour un homme qui ne pensait qu’à la communication et la manipulation des médias, l’affront était insupportable. Il fallait à tout prix effacer cette image de couardise.Il se mit donc d’accord avec Unibail pour lancer une opération de diversion, une tour qui serait symbole d’innovation et de courage. Au départ, il était question d’un hôtel et d’un centre de conférences. Preuve absolue de l’insuffisance du projet et de son caractère surdéterminé par des considérations médiatiques : ce programme s’est très vite révélé totalement irréaliste et on ne parle plus depuis deux ans que de banales surfaces de bureaux. Dans l’intervalle, Unibail recevait deux pépites : la pleine propriété du centre commercial des Halles et un renouvellement de sa concession du parc des expositions de la porte de Versailles. C’est ce qu’on appelle en langage imagé vendre ses chemises ailleurs. De plus, Unibail obtenait que l’implantation de la tour se fasse dans son enceinte mais en impactant au minimum les halls d’exposition. D’où l’utilisation d’une parcelle incongrue et le positionnement de biais de la tour. » (…)

Read more at http://www.atlantico.fr/decryptage/vraie-histoire-tour-triangle-verre-enfume-1858601.html#VyPBW146gH2Pc6oM.99

 

16/11/2014

Pétition contre la tour Triangle

Une pétition a été lancée depuis peu contre la tour Triangle. À signer massivement pour faire le poids face à celle lancée par les défenseurs du projet.

 

Pour signer la pétition, suivre ce lien

Mots-clés :
16/11/2014

Projet de la tour Triangle : tourner maintenant définitivement la page !

À quelques jours du vote au Conseil de Paris  qui s’annonce serré, les porteurs du projet de la Tour Triangle, ardemment soutenus par… la Maire de Paris, ont lancé une puissante offensive sur le net et dans la presse, pour sauver du naufrage ce projet absurde, bénéfique que pour ses seuls initiateurs, et destructeur pour le cadre parisien. Même le Pavillon de l’Arsenal s’y est prêté en lançant en catimini, expo et conférence…

Rien n’est plus parlant que les images. Visualisons un instant ce gratte-ciel, dans son environnement existant, celui de Paris que nous aimons penser comme la plus belle ville du monde :

Quai des Invalides, photomontage

Quai des Invalides, photomontage

 

Montmartre photomontage

Montmartre photomontage

 

Les opposants au projet appartiennent à des milieux pols diverses : « La Tour Triangle s’apparente de plus en plus à un gâchis urbanistique cautionné par l’ancienne adjointe à l’urbanisme plutôt qu’à un projet censé et cohérent qui profiterait à l’ensemble des Parisiens » pour l’UMP.  « Absolument pas transparente, symbole d’une architecture du siècle dernier, non écologique, leurre pour le développement économique de la ville, menace pour l’avenir du parc des expositions de la Porte de Versailles… non, la Tour Triangle n’a décidément aucun intérêt » selon l’UDI. « [La] priorité [est] au logement, pas à une tour de bureaux inutile ! [...] Paris ne doit pas aller dans le sens contraire de l’histoire en construisant une tour. Une ville écologique doit être tournée vers l’avenir et redonner du sens au projet urbain en répondant aux besoins de ses habitant-e-s» déclare l’ EELV. Pour le Parti de Gauche, « la tour triangle est un projet mégalomane anti-social et anti-écologique pour le seul bonheur des intérêts privés ». Tout est dit.

Dans les rangs du Parti Socialiste on trouve la dissidence :  Jean-François Martins a déclaré à l’AFP qu’il voterait contre.

Laurence Parisot, ancienne présidente du Medef, n’a pas hésité à se prononcer contre, à l’inverse de la position affichée par ce dernier :  « Je ne comprends pas les arguments en faveur de la Tour Triangle. La France a perdu ses intellectuels et Paris oublie sa beauté. » 

Pour l’anecdote, un des premiers mensonges de la tour Triangle, c’est son nom : quel mépris pour le vocabulaire de la géométrie ! Un triangle est une « figure plane » ! Autrement dit, une forme plate. La forme de ce gratte-ciel en projet, c’est une pyramide et plutôt une pyramide tronquée.

Il est temps de dire définitivement « NON » à la tour Triangle !

 

———————–

Merci à Patrice Maire (Monts 14) pour les photomontage et au Collectif Contre la Tour Triangle pour son action et sa vigilance.

 

10/11/2014

La Mairie aux côtés des lobbies pro-tour essaie d’imposer coûte que coûte le projet contesté de la tour Triangle

Quelques jours avant le vote décisif au Conseil de Paris sur le déclassement de la parcelle de la tour Triangle, les défenseurs de ce projet très contesté (et, disons-le, aussi absurde qu’encombrant), c’est à-dire la Mairie de Paris, la société Unibail-Rodamco, ses architectes, etc, se battent pour tenter d’obtenir une majorité devenue, à présent, réellement incertaine, après la prise de position des élus UMP, des écologistes et du parti de gauche, annonçant qu’ils voteront contre. La perspective de voir le projet annulé provoque une cascade de réactions, y compris celle de la Mairie, de réadapter le projet.

Dans la multitude d’articles de presse, nous ne citons ici que deux :

Le Parisien
Ultime appel à sauver la tour Triangle

http://www.leparisien.fr/espace-premium/paris-75/ultime-appel-a-sauver-la-tour-triangle-07-11-2014-4272239.php

20 minutes
Paris: Les élus vont-ils tirer une croix sur la Tour Triangle
http://www.20minutes.fr/paris/1476043-20141106-paris-elus-vont-tirer-croix-tour-triangle

Le site du Collectif contre la tour Triangle
http://www.contrelatourtriangle.com/
L’association Monts 14 organise une réunion publique le jeudi 13 novembre à 19h à Notre-Dame du Rosaire, 194 rue Raymond-Losserand à la Pte de Vanves :

http://wp.me/P2z3lR-jo

Les tours, une menace pour Paris, une publication de SOS Paris.
Vous pouvez lire en ligne ou télécharger ce recueil de textes signés par des acrhitectes, des chercheurs, des urbanistes, des journalistes, des écrivains, et des riverains, tous amoureux de Paris, sur ce lien :

http://sosparisblog.wordpress.com/publications/les-tours-une-mONenace-pour-paris/texte-integral/

Il est peut-être temps de dire définitivement NON à la tour Triangle !

05/11/2014

Le Salon International du Patrimoine Culturel fête ses 20 ans

portrait

Le Salon International du Patrimoine Culturel ouvre ses portes le jeudi 6 novembre. Événement incontournable qui réunit les professionnels de la restauration et de la sauvegarde du patrimoine qu’il soit bâti ou non bâti, matériel ou immatériel, le Salon se déroule au Caroussel du Louvre et dure jusqu’au dimanche 9 novembre. L’édition 2014 marque son 20ème anniversaire.

En plus de ses 325 exposants, le Salon propose un riche programme comprenant outre ses très nombreuses conférences, des démonstrations de tous genres, des remises de prix, un jeu-concours, une opération de crowdfunding en faveur de quatre projets de restauration de patrimoine en péril, etc. Enfin, pour la première fois, le Salon International du Patrimoine Culturel propose des projections de films documentaires. (Programme de projections sur :
http://www.patrimoineculturel.com/films/ )

À noter la présence de l’UNESCO (stand N°30) qui participe au Salon grâce  au soutien de la Commission nationale française. La convention du patrimoine mondial de l’UNESCO conserve, protège et présente la valeur universelle exceptionnelle du patrimoine depuis plus de 40 ans. Au sein des Nations Unies, l’UNESCO cherche à encourager « l’identification, la protection et la préservation du patrimoine matériel et immatériel à travers le monde », considérant que, « loin d’être un luxe ou un loisir, le patrimoine est un puissant moteur de croissance et de formation ».

SOS Paris sera représenté par quatre de ses membres qui seront sur place en permanence et, comme les années précédentes, le bulletin de notre association sera à retirer gratuitement sur le stand de l’AJP (Association des Journalistes du Patrimoine).

Les horaires d’ouverture du Salon International du Patrimoine Culturel sont :
Jeudi 6, vendredi 7 et samedi 8 novembre 2014, de 10h à 19h
 – Dimanche 9 novembre 2014, de 10h à 18h
Plus d’informations :
http://www.patrimoineculturel.com/infos-pratiques/

01/11/2014

À propos de La Samaritaine

Nous avons le plaisir de publier le texte de l’architecte Luc Dupont « La destruction de la ville – À propos de La Samaritaine« , que vous retrouverez dans son intégralité sur ce lien :
http://wp.me/P2z3lR-xP

En voici quelques extraits :

 » (…) Quelle raison aurions-nous alors d’effacer le travail de nos prédécesseurs, plutôt que de construire à côté ? La rénovation et l’entretien des bâtiments anciens constituent le meilleur apprentissage pour les jeunes architectes. Il est rare qu’un bâtiment soit suffisamment détérioré pour avoir le besoin de le démolir… »

« Le projet actuel choque beaucoup de parisiens, attachés à l’histoire de leur ville et à sa lente et progressive stratification. Il simplifie à outrance l’espace urbain, efface les traces du passé. Il « globalise », au lieu d’enrichir et de « particulariser ». Cet immeuble, à l’échelle d’un ilot (presque) entier, pourrait être construit n’importe où, de la même manière, en dehors de la ville ou dans un quartier neuf. Il ressemble à n’importe quel immeuble de bureaux, avec sa grande cour intérieure dont les vues intérieures sont glaçantes, »

« La dérive architecturale et urbaine actuelle

Trop de dessins d’architecture et d’urbanisme sont aujourd’hui « globaux », simplistes. Ils constituent les armes de ceux qui veulent effacer les différences, les particularités. Les architectes le savent-ils ? Savent-ils qu’ils participent de cela ?

En dehors de la question du style, les projets sont trop gros, et donnent en ce sens, l’impression de ne pas avoir été travaillés (ce qui va de pair). Là où une agence d’architecture réalise un projet de dizaine de milliers de mètres carrés, il vaudrait mieux une dizaine de projets confiés à des agences plus petites…
Il en va de la diversité urbaine, des rythmes de la ville, du coût de gestion de ces bâtiments, et d’une émulation collective nécessaire pour créer de la joie et de la beauté.« 

Lire l’article :
http://wp.me/P2z3lR-xP

27/10/2014

Ouverture de la Fondation Vuitton dans l’édifice de Frank Gehry au bois de Boulogne

SOS Paris partage le point de vue de l’article de Médiapart signé Joseph Confavreux et recommande sa lecture :

Fondation Vuitton: le bal des courtisans
23/10/2014 |  Par Joseph Confavreux
Médiapart
Le concert de louanges entourant la Fondation Vuitton, qui ouvre au public lundi 27 octobre, est emblématique des relations frauduleuses entre certains médias et les gros annonceurs, LVMH, le groupe de Bernard Arnault, en tête. Il constitue à la fois un déni de l’Histoire, une piètre vision du rôle de l’art et la glorification d’une architecture de luxe décontextualisée.

http://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/231014/fondation-vuitton-le-bal-des-courtisans

Un article détonnant qui, fait rare pour être souligné, critique aussi l’architecture du bâtiment, son manque de souci de s’intéger à la ville et  son histoire, sa « manière dont il s’inscrit dans une géographie », car « une architecture est la rencontre entre un territoire et une manière de construire, entre une topographie et une pensée. »

Quelques extraits :
« Depuis le mois de septembre, les articles se succèdent pour encenser l’écrin qui abritera la collection d’art de Bernard Arnault, le puissant patron de LVMH et la première fortune française. Le feu d’artifice s’est poursuivi avec la présentation officielle à la presse du musée, et la soirée d’inauguration, lundi 20 octobre, en présence du président de la République et d’un parterre de stars, dans une « ambiance festival de Cannes ». (…) Rien d’étonnant à ce que seuls Arrêt sur images, le Canard enchaîné et quelques émissions de Radio France, c’est-à-dire des médias exempts de publicité, portent un regard plus distant : LVMH est un des tous premiers annonceurs de France, avec des marques comme (…) »

« La complaisance de la presse française avec les grands projets de Bernard Arnault avait d’ailleurs déjà été flagrante lors de l’affaire (là encore bien racontée par Arrêt sur images) de la plainte de riverains contre les projets de LVHM pour transformer la Samaritaine ».

(…) « ces louanges posent problème. Non seulement parce qu’elles sont à la fois un nouvel épisode des liens intestins entre les journaux français et les grandes figures du capitalisme français, et la dernière manifestation d’une presse exsangue dont les départements commerciaux ne peuvent se passer d’un des plus importants annonceurs de France. Mais aussi parce que cette célébration unanime piétine à la fois l’histoire, la géographie et l’avenir ».

« L’entre-soi de la puissance, du luxe et de la défiscalisation
La géographie malmenée est celle liée à la nature du travail de Frank Gehry : une architecture puissante mais décontextualisée, qui s’impose au territoire sur lequel elle se pose, et est immédiatement identifiable (…)  indépendamment des lieux où elle s’installe»

« Mais la quasi-totalité de ces papiers qui se concentrent sur l’enveloppe de verre ne s’intéressent guère à la nature profonde de l’architecture de Gehry ni à la manière dont elle s’inscrit dans une géographie. Une architecture est pourtant d’abord la rencontre entre un territoire et une manière de construire, entre une topographie et une pensée. »

« (…) que doit-on penser de l’exposition que le centre Pompidou consacre, au même moment, à l’architecte star ? N’est-il pas problématique que le co-commissaire de cette exposition financée par un musée public, Frédéric Migayrou, soit parallèlement responsable pour la fondation Vuitton d’une exposition temporaire dédiée à la construction du bâtiment du même Gehry ?  »

« Dans une tribune courageuse publiée sur Mediapart, (http://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/201014/lart-nest-il-quun-produit-de-luxe ) des artistes, critiques, écrivains et philosophes d’envergure viennent de dénoncer ces noces dangereuses du luxe et de l’art contemporain, et l’usage qu’en font les grandes figures de l’industrie française, qui ne sont « mécènes » que lorsque cela sert, in fine, leurs intérêts et leur portefeuille. « Ni monsieur Pinault ni monsieur Arnault ne perdent un centime dans les arts, écrivent les signataires. Non seulement ils y défiscalisent une partie des bénéfices qui ne se trouvent pas déjà dans quelque paradis fiscal, mais ils acquièrent eux-mêmes, pour plus de profit, des salles de ventes, et ils siphonnent l’argent public pour des manifestations qui ne visent qu’à faire monter la cote de la poignée d’artistes sur lesquels ils ont provisoirement misé. (…) Ils faussent le marché en s’appropriant tous les maillons de sa chaîne, en cherchant à faire et défaire des gloires. En un mot, ils spéculent, avec la collaboration active des grandes institutions publiques, qui échangent faveurs contre trésorerie. »

27/10/2014

Tour Triangle : un vote décisif

Christine Nedelec

pour Le Collectif Contre la Tour Triangle

La délibération concernant la tour Triangle au Conseil de Paris des 17 et 18 novembre pourrait mettre en péril sa construction. En effet, le déclassement de la parcelle sur laquelle la société Viparis, filiale d’Unibail-Rodamco, doit construire la tour, sera soumis au vote. L’approbation des élus pour ce déclassement est une des conditions nécessaires au lancement des travaux et elle est loin d’être acquise… ce qui permettrait à Madame Hidalgo d’enterrer le projet sans désavouer son prédécesseur, Bertrand Delanoë, fervent défenseur de cette nouveauté architecturale.
Il se pourrait que le promoteur Viparis ne soit, au final, pas mécontent non plus, le marché parisien des bureaux n’étant guère florissant et les tours de bureaux de la Défense désertées.
Dans un ultime effort de médiatisation et de défense de ce projet contesté, Jacques Herzog, l’un de ses architectes, donne une conférence publique au Pavillon de l’Arsenal le 30 octobre. Dans son texte de présentation, on trouve des perles telles que celles-ci :
« La calibration précise de sa volumétrie favorise son insertion et vise à limiter l’impact du bâtiment sur son environnement. Sa forme triangulaire a deux fonctions ; elle conserve de généreux angles de vue du ciel pour les riverains et elle réduit, tel un cadran solaire, la projection d’ombres sur les bâtiments avoisinants. 

(…)
 Triangle deviendra ainsi l’un des lieux majeurs de Paris. Il recréera un espace urbain fort  pourra percevoir le panorama urbain et apparaîtra comme une silhouette remarquable dans le système d’axes et de monuments de la ville, tel un signal en plein cœur du Parc des Expositions. »
C’était déjà le programme que devait réaliser la Tour Montparnasse en son temps, tout le monde en connait le calamiteux résultat!
Bis repetita placent…
N’hésitez pas à écrire à vos conseillers d’arrondissements, maires, ou amis politiques contre ces projets de tours dont l’absurdité écologique, économique, urbanistique et collective devient évidente pour tous.

C.N.

22/10/2014

Modification du Plan local d’urbanisme: quel enjeu ?

Un billet de François Loyer

La révision du PLU intervient à un an de la création du Grand Paris et on peut se demander pourquoi. La Ville de Paris joue perso dans cette affaire, en essayant de faire passer ses projets de densification sur le territoire actuel de la commune, avant que les données ne soient totalement modifiées par l’élargissement à l’échelle de l’agglomération. La présentation du PLU qui est faite à cette occasion semble pour le moins orientée : à trop vouloir simplifier les choses, elle néglige les étapes successives et contradictoires d’un débat qui dure depuis plus d’un demi-siècle sur le Paris de demain.

Vues Samar - St Eustache par Jan

 

Rédigé en 2001 et approuvé en 2006, l’actuel PLU a succédé au POS de 1977 (appliqué par anticipation dès 1974). Ce dernier avait mis fin  aux dérives de l’ancien PUD de 1962, approuvé en 1968 (c’est celui qui a permis la rénovation « table-rase » des arrondissements extérieurs, ainsi que l’opération Halles).

Depuis trente ans, à l’inverse, les constructions nouvelles se sont efforcées de respecter le contexte en limitant la hauteur et la densité des constructions. S’il ne conservait pas le bâti en tant que tel, l’ancien POS avait l’ambition de maintenir la typologie des édifices et la forme urbaine de Paris – particulièrement, en combattant l’émergence de constructions nouvelles au-dessus de la ligne de ciel (celle-ci strictement définie par l’application d’un « plafond de hauteur »respectant les anciennes traditions réglementaires).

Au départ le PLU de 2001, voulu par la nouvelle municipalité, affichait lui aussi des ambitions patrimoniales, bientôt balayées par une vision utilitariste de la densification des dents creuses et autres parcelles insuffisamment occupées (dont toute une part du bâti populaire des arrondissements extérieurs). La Ville a fait le choix du logement plutôt que de la dé-densification et de la création d’espaces verts. Les révisions effectuées, depuis, ont accentué ce tournant radical – notamment, le relèvement du plafond de hauteur de 25 m à 38 m dans les tissus « constitués » (là où tout est bâti ou presque, depuis souvent plus d’un siècle). Le « rideau de douche » (*) de la rue de Rivoli en est la parfaite illustration. Attendons-nous à voir se multiplier les champignons dans le ciel de Paris, comme ils s’étaient multipliés dans les années soixante !

L’élargissement du plan d’urbanisme à l’agglomération, en libérant d’énormes surfaces de constructions à l’extérieur du périphérique, pourrait bien mettre en cause cette course à la hauteur et à la folle densité, qui ne peut à terme que détruire Paris.

FL

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(*) Le projet LVMH pour la Samaritaine. NDLR.

20/10/2014

Aujourd’hui, j’ai honte d’être architecte…

 

Luc Dupontpar Luc Dupont

le 16 octobre 2014

 

(La cour administrative d’appel de Paris a autorisé jeudi 16 octobre la reprise du chantier de rénovation du grand magasin de la Samaritaine, c’est-à-dire la poursuite de la destruction des immeubles anciens)

 Paris, qui pouvait encore constituer une fierté pour notre pays, sa culture, sa diversité, ses échanges… devient la vulgaire proie de quelques lobbies affairistes.

En son cœur, à sa périphérie, se développent d’immondes projets, carcasses d’acier ou de béton, vulgaires, mal conçues, sans beauté ni constructive ni architecturale, et qui coûtent si cher aux contribuables, puisque nous ne parlons plus d’habitants.

La ville, bien communautaire par essence, est devenue le terrain de chasse des promoteurs, ou des politiques qui se substituent à eux, pour construire, à la place de dix immeubles, un bloc administratif, commercial, voire prétendument social. L’essence de la ville, autrefois terreau de la démocratie, de la multiplicité des acteurs et de leurs propositions, est devenue le champ de bataille de quelques grands groupes d’influence qui, à force d’argent, public ou privé, se disputent la mainmise sur les habitants, leurs biens, leur pensée même… Ils achètent les terrains, effacent les parcelles, et créent des « ensembles » spéculatifs, qui, poussés aux extrêmes, deviennent des « gated communities ».

C’est une honte pour moi de voir quelques-uns prétendre nous représenter (sans nous consulter), l’Académie d’Architecture, le Conseil National de l’Ordre des Architectes, des groupes d’architectes orgueilleux et affairistes groupés en pétitions, pour nier à ce point la ville, son histoire, ses éléments constitutifs, au nom d’une « modernité » qui est devenue une arme vengeresse, culpabilisante et totalement idéologique, pour détruire et reconstruire à sa guise, selon ses petits fantasmes.

Ces personnes s’inscrivent à merveille dans un capitalisme affairiste débridé, qui vise à produire des objets puérils, précaires, renouvelables tous les vingt ans, quand ils ne sont pas périmés avant d’être terminés. Cela est souvent le cas aujourd’hui. « Il faut absolument être moderne » ? Aujourd’hui, il ne faut absolument plus être modernes, ou alors il faut redéfinir le sens de ce mot; la phrase a été vidée de son sens ; elle est devenue propagande et marketing.

Aucune de ces personnes qui poussent des cris d’orfraies quand un bâtiment « moderne » choque les habitants n’a développé une quelconque réflexion urbaine, étant entendu que l’architecture n’a en fait aucune importance, et que ce qui compte, c’est la « ville » ! Or, qu’advient-il aujourd’hui, de la ville ? Les mêmes architectes sont à l’origine des quartiers morbides de Tolbiac-Masséna, des Batignolles, etc. Plus personne ne dessine de la ville ; on dessine des « blocs », même pas agencés entre eux. Quand j’ai dessiné une proposition urbaine appliqué au quartier des Batignolles, je me suis entendu dire que « les promoteurs n’en voudraient pas » !

Que disent-ils sur la ville ceux qui la font aujourd’hui? À ma connaissance, rien. En dehors de quelques questions formelles, parlent-ils de la propriété du foncier, de son prix, de la division parcellaire, des éléments historiques constitutifs de la ville, des espaces publics, de la pluralité sociale et fonctionnelle des quartiers, etc. ? Non, l’œil en coin (1), ils surveillent l’approbation du promoteur, dont Emir Kusturika nous disait déjà que son souhait évident était de détruire la ville (pour la reconstruire à l’infini et multiplier ses profits)… Que pensent-ils de toute cette superstructure administrative et commerciale qui gère les bâtiments et les espaces extérieurs, leur entretien, leurs charges, sans contrôle des habitants, et à leurs dépens financiers ? Qui paye aujourd’hui les rues trop larges, les « espaces de nature » surdimensionnés, la quincaillerie urbaine proliférante? Le principe de la ville ne consiste-t-il pas à grouper les habitants et à minimiser les frais communs ?

Nous sommes dans une surenchère où chacun, pour gagner sa croûte, oublie l’intérêt commun et défend sa propre peau. La rivalité bat son plein ; chacun promet demain un monde meilleur, une architecture différente. Il est évident que tout ceci est mensonger, et frise le ridicule.

Pour terminer, je reviendrai un instant sur la polémique suscitée par le bâtiment de SANAA rue de Rivoli. Lequel, parmi les architectes cités plus haut, s’est rendu à la conférence en 2011 organisée par Jean-François Cabestan sur ce sujet, en présence de Madame Sejima (SANAA) (2) ? À ma connaissance, aucun. J’y étais. J’ai pris la parole plusieurs fois, questionné Madame Sejima, en toute amabilité. Si je n’ai pas eu les réponses à mes questions, j’ai pu les énoncer. Nous aurions gagné à être plus nombreux, et à écouter les très belles interventions de Bruno Reichlin et Alexander Tzonis sur la ville, son histoire, son archéologie.

 

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( 1) Visionner la conférence « La hauteur à Paris » du 29 octobre 2003 sur le site du Pavillon de l’Arsenal
( 2) Les japonais accordent traditionnellement la plus haute importance aux objets et bâtiments anciens, qu’ils entretiennent et réparent avec le plus grand soin. Leur âge, leur patine, ne font qu’accroître leur valeur à leurs yeux. C’est en partie pour cela qu’ils aiment Paris. Il est navrant qu’une architecte japonaise n’en ai pas tenu compte…

16/10/2014

Samaritaine : la cour d’appel a ordonné le sursis à exécution du jugement annulant le permis de construire

La cour administrative d’appel de Paris a ordonné, ce jeudi 16 octobre, le sursis à exécution du jugement annulant le permis de construire, suspendant ainsi les effets du jugement prononcé par le tribunal administratif de Paris le 13 mai dernier, en attendant que soit étudié l’appel de la Mairie de Paris et du groupe LVMH contre son annulation.

 

... à droite, le Louvre... Photo Harold Hyman

… à droite, le Louvre… Photo Harold Hyman

 

Ce permis de construire concerne la construction d’un bâtiment neuf de style contemporain, rue de Rivoli, et a été annulé à la suite d’un recours déposé par la Société pour la protection des paysages et de l’esthétique de la France (SPPEF) et SOS-Paris.

Le communiqué de presse de la cour administrative précise: « Cet arrêt ne préjuge pas de la décision qui sera rendue par la Cour sur le fond de l’affaire. Il rend possible une reprise des travaux dans l’attente de cette décision au fond, sachant que ceux-ci devraient bien entendu prendre fin en cas de confirmation de l’annulation du permis  de construire prononcée par le tribunal administratif. Les requêtes au fond seront examinées par la Cour administrative d’appel de Paris, siégeant en formation plénière, le 5 décembre prochain. »

Revue de presse :

Le chantier de la Samaritaine pourra reprendre
Le Monde
16/10/2014
« En première instance, les juges avaient estimé que, malgré ses qualités architecturales, le projet ne s’insérait pas dans le quartier, plutôt homogène et principalement constitué d’immeubles de pierre de taille. »
Lire : http://www.lemonde.fr/societe/article/2014/10/16/la-justice-autorise-la-reprise-du-chantier-de-la-samaritaine_4507255_3224.html

Samaritaine : le chantier va pouvoir reprendre au moins temporairement
Les Échos
« Nouveau rebondissement dans le feuilleton du chantier de rénovation de la Samaritaine (…) Le 13 mai 2014, le tribunal administratif avait annulé le permis de construire concernant « l’Ilot Rivoli », au motif que la façade contemporaine prévue sur la célèbre artère ne satisfaisait « pas aux prescriptions » du plan local d’urbanisme et apparaissait « dissonante » par rapport aux autres bâtiments de la rue de style haussmannien. Cette décision faisait suite à la plainte, en février 2013, de deux associations de sauvegarde du patrimoine, la Société pour la protection des paysages et de l’esthétique de la France (SPPEF) et SOS Paris, épaulées par des riverains, qui avaient déposé auprès du tribunal administratif de Paris un recours contre les deux permis de construire pour la Samaritaine (le second concernant « l’Ilot Seine », a lui été validé par la justice en avril dernier). La mairie de Paris et LVMH avaient fait appel du jugement. Les architectes s’étaient de leur côté insurgé contre une décision fondée selon eux sur des critères « purement subjectifs ».
Lire : http://www.lesechos.fr/industrie-services/conso-distribution/0203863996305-samaritaine-le-chantier-va-pouvoir-reprendre-au-moins-temporairement-1054333.php

Le chantier de la Samaritaine peut enfin reprendre
Libération
« Mi-mai, le tribunal administratif avait estimé que la juxtaposition du nouveau bâtiment prévu par LVMH (propriétaire du lieu), plus particulièrement sa façade ondulante exclusivement réalisée en verre, et d’immeubles parisiens en pierre, «variés mais traditionnels», apparaissait «dissonante».
Il était saisi par deux associations, la Société pour la protection des paysages et de l’esthétique de la France (Sppef) et SOS Paris qui s’inquiétaient de la transformation du bâtiment et du respect des règles d’urbanisme. » (…)
Lire : http://www.liberation.fr/societe/2014/10/16/le-chantier-de-la-samaritaine-peut-enfin-reprendre_1122974

Samaritaine : le chantier va pouvoir reprendre au moins temporairement
Le Point
« Un patrimoine architectural exceptionnel
La Société pour la protection des paysages et de l’esthétique de la France (SPPEF) et SOS Paris s’opposent à la démolition d’immeubles des années 1850. Surtout, les associations pestent contre la rénovation d’un mur rue de Rivoli, qui prévoit la construction d’une « façade de verre ondulé ». En 2011, la commission du Vieux Paris y va elle aussi de son avis et souligne « l’importance historique et géographique que revêt la rue de Rivoli dans l’urbanisme parisien ». Bref : pas question de casser les caractéristiques architecturales et ornementales qui font le charme de la rue. » (…)
Lire http://www.lepoint.fr/justice/paris-les-travaux-de-la-samaritaine-peuvent-provisoirement-reprendre-16-10-2014-1872991_2386.php

Rappel de l’affaire : http://wp.me/p2z3lR-of

M.K.

14/10/2014

Samaritaine : le mépris ou la haine ?

Par Christine Nedelec

Reprise des démolitions ou victoire des associations de protection du patrimoine ? Le verdict de la procédure d’appel sera connu le 16 octobre, mais SOS Paris autant que la SPPEF, restent confiants. La justice nous a déjà donné raison par son rejet au mois de mai des requêtes du rapporteur public. Pourquoi céderait-elle aujourd’hui aux pressions, à la plaidoirie du rapporteur public pour un sursis à exécution et la suspension de l’annulation du permis de construire avant même le jugement au fond ?  Pourquoi prendrait-elle le risque de se désavouer?

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Il faut rappeler l’intense campagne de dénigrement qui a suivi la victoire de nos associations de protection du patrimoine, SPPEF et SOS Paris dans notre procès contre la destruction de l’îlot Rivoli de la Samaritaine. Cette virulence était à la mesure de la puissance des groupes de pression, qu’ils soient architectes, constructeurs, politiques  ou issus du grand monde des affaires. Elle a trouvé à s’épancher sur toutes les autoroutes des médias qui leur sont acquis. Un tel déferlement de haine et de mensonges est pourtant révélateur de la menace que nous représentons, en tant que voix du peuple et de la sagesse.

Nous pouvons être fiers de notre résistance d’irréductibles, juges, intellectuels et associations, soucieux et garants de l’intérêt général, face à tous ces Goliath.

Mais ce jugement inespéré est en appel, le verdict du 16 octobre nous dira si la suspension des travaux (de destruction) est maintenue.  Nous l’espérons puisqu’à ce jour rien de ce projet bien controversé n’a été modifié et surtout pas la rupture architecturale qu’il incarne et consomme.

Que penser de l’immense succès des Journées Européennes du Patrimoine qui vient parfaitement à point contredire les fausses bonnes idées de modernisation du cœur de Paris… Quand serons-nous entendus, écoutés et suivis par ceux à qui nous laissons imprudemment tant de pouvoir?

Aujourd’hui, il nous faut solliciter votre aide financière et votre relais auprès de vos amis et sur vos réseaux sociaux: ce ne sera qu’avec vous et avec des moyens multipliés que nous pourrons espérer gagner ce combat et avec lui, le respect de l’harmonie de Paris.

C.N.

Voir en complément les sites documentés de la SPPEF, de la Tribune de l’Art et du Collectif Samaritaine, notamment l’article de Didier Rykner : La Samaritaine : une question architecturale ou de liberté de la presse…

http://www.sppef.fr/2014/09/09/samaritaine-quand-les-lecteurs-de-la-presse-se-rebelent/

http://www.latribunedelart.com/la-samaritaine-une-question-architecturale-ou-de-liberte-de-la-presse

http://www.collectif-samaritaine.fr/

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