L’état pitoyable des églises parisiennes

Par Régis de Savignac

D’une façon générale, il faut savoir que l’entretien du patrimoine religieux est à la charge du propriétaire. Cependant, lorsqu’un monument est « classé » (exemple Saint-Sulpice) la charge des travaux revient pour moitié au propriétaire (en général la Ville) et pour moitié à l’État, ce qui allège considérablement la facture du propriétaire.

A la suite de la Loi de 1905, à Paris, environ 80 % des édifices sont propriété de la Ville de Paris (soit 96 églises) et donc 20 % appartiennent au Diocèse. Or, nous constatons que les édifices sous la responsabilité du Diocèse (souvent plus récents) n’ont pas de graves problèmes d’entretien (mis à part le cas de Saint-Joseph-Artisan évoqué plus bas) alors qu’en majorité ceux qui appartiennent à la Ville de Paris ont les plus importants problèmes, du fait qu’ils sont souvent plus anciens, parfois même moyenâgeux.

Les arguments généralement invoqués pour justifier le manque de travaux relatif à notre patrimoine parisien ancien, mettent en avant l’affaiblissement des finances publiques, l’endettement de l’État et des Communes…

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Saint-Joseph Artisan

Saint-Joseph Artisan

Bien entendu, nous ne pouvons que nous réjouir d’avoirconstaté des travaux récents ou en cours : restauration de la façade de l’Oratoire du Louvre, Temple Protestant (1er) ; à Notre-Dame-des-Victoires (2e) : toiture refaite récemment ; à Saint-Paul-Saint-Louis (4e) où une pierre de 15 kg était tombée dans la rue en 2008 : ravalement récemment terminé (4 M?) (voir photo et article de Christian Méric dans notre précédent numéro) mais l’électricité reste à refaire comme nous l’a indiquéle Curé, le Père Dominique Renard ; à Saint-Sulpice (6e)édifice religieux le plus visité (900 000 visiteurs) après Notre- Dame-de-Paris et la Basilique du Sacré-Coeur : réfection de la Saint-Christophe de Javel…

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