Revue de presse : décadence des tours d’affaires dans Challenges

À lire dans Challenges du 20/10/2013

La vérité sur… la décadence du quartier d’affaires de La Défense

Extrait :

« Plus de 200.000 mètres carrés de bureaux rutilants commercialisés d’un coup ! Nos trois dirigeants-VRP rivalisent donc de promesses alléchantes. Carpe Diem joue la carte écologique et collecte la pluie pour arroser ses jardins suspendus. Eqho surfe sur la mode du campus et en promet une version verticale. Majunga choisit le luxe et offre « terrasse et patio à chaque étage, application iPhone dédiée et conciergerie 5 étoiles ».

Peur justifiée du vide

Problème, ces bijoux d’architecture et de technologie sont vides. Un agent immobilier s’alarme : « Le réservoir de bureaux disponibles à la Défense a explosé de 74% en six mois, à plus de 400.000 mètres carrés. Quatre ans de stock ! » Et ce n’est pas fini. Selon la Cour des comptes, d’ici à 2018 émergeront encore 400.000 mètres carrés de bureaux si les tours D2, Air², Trinity, Phare ou Hermitage pointent leurs nez comme prévu. »

(…)

Un malheur n’allant jamais seul, l’offre de seconde main abonde. A l’image de la Coface qui a lâché cet été sa tour éponyme pour aller à Bois-Colombes, voilà 30.000 mètres carrés libérés. SFR abandonne début novembre la tour Séquoia pour Saint-Denis, encore 55.000 mètres carrés).

La Société générale – qui garde ses tours jumelles et la tour Granite, dont elle est propriétaire – libère progressivement ses immeubles-satellites, comme la tour Pacific, au profit de son nouveau site à Val-de-Fontenay. Soit 53.000 mètres carrés de plus. Et GDF Suez menace de vider les lieux. Ce qui ferait encore 70.000 mètres carrés. »

(…)

« Assis sur un département, une région, deux communautés de communes et six collectivités locales de tous les bords politiques, le quartier d’affaires est une opération d’intérêt national, sous l’égide de l’Etat.

Résultat : si ce sont bien les collectivités qui touchent le « pactole » des taxes aux entreprises – près de 180 millions d’euros, selon le dernier calcul de l’Aude –, ce sont les établissements publics Epadesa et Defacto qui sont chargés d’aménager et d’entretenir les lieux. Et qui se disputent – jusque devant le tribunal administratif – les moyens dont ils disposent, la recette des parkings et les droits à construire…

Problème, le coût de la rénovation de la Défense tourne entre 300 et 500 millions d’euros. Une facture qui explique que les tours poussent comme des champignons. Encore faut-il qu’elles trouvent preneur. »

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Vous pourrez aussi répondre au mini- sondage :

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