Thierry Paquot présente « L’esprit des villes », sa nouvelle revue

Le premier numéro de « L’esprit des villes » vient de sortir. Revue annuelle, elle est dirigée par Thierry Paquot, philosophe, urbaniste, professeur à l’Institut d’urbanisme de Paris (Université Paris-Est Créteil Val-de-Marne), à qui on doit de très nombreux ouvrages sur l’urbanisme, dont « La folie des hauteurs » que nous avions présenté précédemment dans notre bulletin.

Thierry Paquot

Thierry Paquot

Face à une planète qui ne cesse de s’urbaniser,  la revue présentée comme un objet « résolument non académique », se donne pour mission de faire l’écho de toutes les disciplines « et indisciplines », de publier des études et informations, des « découvertes et expériences, enthousiasmes, colères, combats et utopies« , à l’échelle de la planète.

Répondant à nos questions, Thierry Paquot a confié :

« L’Esprit des villes » ne veut surtout pas être une revue académique, d’où sa liberté de ton, la variété de ses approches du fait urbain avec des croquis, des photographies, des poèmes, le refus de s’enfermer dans une discipline (c’est, du reste, impossible avec un tel sujet), la nécessité d’être mondial (d’où des auteurs de différents pays), la volonté d’élaborer une pensée alternative sur l’urbanisation afin d’orienter des politiques et inciter les praticiens à expérimenter. Chaque auteur est unique et par conséquent nous ne le présentons pas avec l’habituelle biographie professionnelle (telle université, tel ouvrage publié…) mais par sa contribution.

esprit des villes

De même, pas de comité de rédaction pontifiant, un rhapsode (celui qui coud, en grec) et des complices ! Une revue ce sont des gens, avec leurs sensibilités, leurs convictions, leurs passions, c’est cela que nous voulons exprimer. L’enjeu est de taille, l’urbanisation planétaire s’effectue de plus en plus souvent sans cet esprit des villes (la démocratie participative, le quartier et ses solidarités, le voisinage et son urbanité, la rue et son aménité, le respect des âges, le ménagement des lieux et des gens, l’amitié avec le vivant…). Elle se fait en privilégiant l’enfermement, la ségrégation, la démesure (le grand ceci, le grand cela…), la décision technocratique, que sais-je encore ?

L’actualité en matière de réaménagement urbain aurait-t-elle joué un rôle déclencheur ?

En confectionnant ce premier numéro, nous nous sommes aperçus que l’actualité urbaine résulte des médias qui en inventent l’expression et la temporalité. Tout ce dont nous parlons dans ce numéro concerne un temps plus long, en effet, un événement n’en chasse pas un autre aussi rapidement que cela – seules les expositions sont datées.

À travers tous ces articles, y-a-t-il des conclusions qui se dégagent, des mises en garde, des points qui focalisent l’inquiétude ou l’indignation ? 

Un point est commun à ces articles :  le vécu des auteurs, leur attention aux autres, leur amour de la ville, ce lieu privilégié des échanges, des rencontres, des imaginaires…

Éditée par Infolio, la revue sera présente au Salon du Livre.

M.K.

 

Plus d’information…

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