Archive for mai, 2014

26/05/2014

La Samaritaine : vers une jurisprudence ?

La Samaritaine : ce n’est pas fini !…

Suite à l’annulation du permis de construire d’un des bâtiments de la Samaritaine par le Tribunal Administratif de Paris, dont le plan prévoyait une façade en verre ondulé, l’Académie de l’architecture lance une alerte et met en garde contre une « jurisprudence fondée sur des critères esthétiques et subjectifs » faisant mine d’ignorer que le jugement a été basé sur le texte même du Plan Local d’Urbanisme. Or, c’est bien un jugement esthétique et subjectif qui a conduit les responsables de la Samaritaine à choisir le projet Sanaa !

Doit-on débattre de l’esthétique ? Soit ! Mais signalons au passage que cette réaction de l’Académie de l’architecture prouve bien que l’architecture contemporaine est passée désormais dans sa phase « académique »…

MK

Détail de la décoration du magasin 3 de la Samaritaine (sous la marquise), rue de Rivoli à Paris. © O.Taris

La Samaritaine, détail. © O.Taris

 

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14/05/2014

Samaritaine : communiqué de presse commun SOS Paris – SPPEF

 

Détail de la décoration du magasin 3 de la Samaritaine (sous la marquise), rue de Rivoli à Paris. © O.Taris

Détail de la décoration du magasin 3 de la Samaritaine (sous la marquise), rue de Rivoli à Paris. © O.Taris

 

Suite au jugement rendu par le Tribunal Administratif de Paris, hier, annulant le permis   de construire de la Samaritaine, SOS Paris et la SPPEF ont publié conjointement leur communiqué de presse :

Justice pour le patrimoine !

Après un an et demi de combat, le permis de construire du nouveau bâtiment de la Samaritaine sur la rue de Rivoli a été annulé. Il s’agit d’une grande victoire remportée par les associations de défense du patrimoine, la SPPEF et SOS Paris qui ont obtenu un jugement sur le fond….

Accédez au communiqué de presse

14/05/2014

Samaritaine : une décision historique

olivier dmÉditorial

par Olivier de Monicault, président de SOS Paris

Depuis des années, nous avons répété que défendre le patrimoine de Paris ne consistait pas seulement à protéger des « monuments » mais qu’il fallait protéger les ensembles et veiller à l’homogénéité de Paris.

Nous avons toujours souligné que nous refusions le pastiche et que nous étions ouverts à l’architecture contemporaine à condition qu’elle soit en harmonie avec son environnement. Nous refusons l’architecture de rupture, même quand on prétend  nous l’imposer sous  prétexte que son auteur est un grand architecte mondialement connu.

A ce titre nous avons maintes fois fustigé le déplorable immeuble de la Banque Postale  qui en plein 7° arrondissement vient rompre l’unité de la rue de Sèvres.

De même depuis des mois nous luttons contre le projet de la Samaritaine rue de Rivoli qui, au cœur du Paris historique, est tout aussi incongru. En association avec la SPPEF nous avons entrepris des recours juridiques et après bien des péripéties nous venons de remporter une grande victoire : Le tribunal administratif vient de se prononcer sur le fond et a annulé le permis de construire au motif que le projet architectural est « en dissonance » avec son environnement.

Bien sur le dossier n’est pas fermé et nous constatons avec regret que, n’ayant pas obtenu en référé une suspension des travaux, l’ilot concerné est d’ores est déjà largement démoli.  Mais les promoteurs devront revoir le projet qu’ils voulaient imposer. Nous voici confortés dans notre combat pour une évolution de Paris respectueuse du passé. Espérons que ce jugement fera jurisprudence.