Thierry Ardisson défend le patrimoine parisien avec son association

C’est l’état désastreux des Arcades de la rue de Rivoli qui a incité Thierry Ardisson à créer son association pour réunir des riverains et tous ceux qui aiment Paris et faire face à la situation. L’ADAR (Association de Défense des Arcades Rivoli) compte dans ses membres fondateurs des célébrités comme Antoine de Caunes, Daphné Roulier, Marc Lavoine et Sarah Poniatowski, Anne Poniatowski, la productrice Anne Marcassus et Maître Rémy Le Fur, commissaire priseur. L’association a aussi le soutien de la Maire de Paris Anne Hidalgo.

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La dégradation de cet espace patrimonial emblématique de Paris face au Louvre et au jardin des Tuileries, à proximité des hôtels Meurice, Saint James and Albany, le célèbre salon de thé Angelina ou la très select librairie Galignani, la différence du traitement entre la rue Saint-Honoré et la rue de Rivoli, suscitent l’indignation des parisiens qui habitent ou travaillent dans ce quartier. Et certainement, la goûte qui a fait déborder le vase est l’arrivée des fast-food et kebabs sous les Arcades !

Thierry Ardisson signale notamment que :

• Les trottoirs (dont les réfections sont à la charge des propriétaires) sont souvent défoncés et sans aucune unité de revêtement. On est loin des mosaïques qui donnaient aux Arcades un cachet si particulier…
• Les plafonds, recouverts de crasse et de toiles d’araignées, sont honteux dans un site patrimonial de cette importance.
• Les boutiques, outre le fait qu’elles empiètent sur les trottoirs bien au-delà de la limite légale, sont généralement dédiées à des commerces bas-de-gamme, souvenirs de Paris made in China, fast-foods, alors que la rue Saint-Honoré connaît un remarquable essor !

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Thierry Ardisson exprime le souhait de voir les commerces de souvenirs et de fast-foods quitter les Arcades pour être remplacés par d’autres, « dignes de ce lieu« . Dans un article que lui consacre Paris-Match, il précise que ce n’est pas l’installation des boutiques de luxe qu’il souhaite et affirme « Avant, ces arcades étaient destinées aux petits marchands d’art, aux antiquaires et aux souvenirs de qualité. C’est dans cet esprit que nous voulons les faire revivre aujourd’hui« .

L’animateur de télévision n’est pas à son premier acte militant de ce type. Il y a quelques jours, il confiait au Point : « Moi qui n’ai toujours milité que pour moi-même, j’ai découvert l’action collective quand, avec mes amis ornais, nous avons empêché l’activité de la plus grande déchetterie d’Europe que l’État a laissé se construire à quelques kilomètres du haras du Pin, joyau équin exceptionnel ! »

Petit rappel historique :  la rue de Rivoli est située sur l’emplacement de l’ancienne rue des Fossés-Saint-Germain-l’Auxerrois. Initialement rue Impériale (elle porte le nom d’une ville de victoire de Napoléon), elle a été dessinée par les architectes Percier et Fontaine en 1801. La construction de la partie de la rue de Rivoli qui contient les Arcades a duré de 1806 à 1835.

Thierry Ardisson aime Paris. Nous ne pouvons nous empêcher de relever ici, avec quelque malice, ses propos dans Paris-Match concernant la vue depuis chez lui : « D’un côté, j’ai la vue sur la sublime Tour Eiffel, et de l’autre sur l’immonde tour Montparnasse. Ce contraste me rappelle chaque jour qu’il faut se battre pour préserver les belles choses. »

Protéger l’architecture et le cadre de vie de ce lieu parisien unique est une noble cause et nous souhaitons vivement à cette jeune association de réussir ses objectifs !

MK

3 commentaires to “Thierry Ardisson défend le patrimoine parisien avec son association”

  1. tout a fait d’accord pour le parisianisme !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! PAris est a défendre. les arcades sont douces, si près de ces jardins des Tuileries qui ont tant d’histoire . . que du beau et classe S’il vous plait . arrêtons de brader .
    véronique Van Themsche

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  2. Que ferions nous sans de grands hommes se battants pour conserver notre patrimoine.
    Que faire pour aider de telles actions?!?

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  3. On reporte ici le message que nous avons reçu le premier jour de la publication de cet article (nous protégeons l’anonymat de l’auteur) :

    « Ce petit mot en clin d’œil pour vous dire que je viens de lire votre article sur l’ADAR de Thierry Ardisson avec délice.
    Même si je pense que cette association a toute les chances d’obtenir rapidement et facilement gain de cause (elle a même le soutien de la Maire de Paris !), cette initiative me met en joie car je suis un vieil admirateur de Thierry Ardisson depuis, au moins, Lunettes Noires pour Nuit Blanche.
    Et bien que ce garçon ait concentré une dose importante de ressentiment public et professionnel sur sa personne, je ne peux me départir de l’idée de sa sincérité, de sa générosité et même d’une certaine forme de modestie et d’humilité devant les moins éclatants mais plus savants que lui, ce qui n’empêche pas une forme de faconde précieuse que d’aucuns prennent pour prétentieuse mais qui est surtout une forme de raffinement bien typique de la Haute Société parisienne. Bref, je l’aime beaucoup et Paris ne serait pas Paris sans lui.
    Donc merci pour votre article.

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