Archive for avril, 2016

20/04/2016

Détruire l’escalier de la BNF Richelieu classée monument historique, un saccage de plus à subir par le patrimoine parisien

Communiqué de presse de SOS Paris

160413 escalier BNF Richelieu condamné pano 2

On a beaucoup parlé de la rumeur de la démolition de cet escalier, construit par Jean-Louis Pascal (1837-1920) autour de 1908 en prolongement de l’escalier d’honneur conçu par Henri Labrouste. Il mène au « Cabinet des Médailles et Antiques », le plus ancien musée de France (*).

Il y a déjà longtemps, la DRAC avait pris la décision de démolir cet escalier et de le remplacer par un concept moderne de l’architecte Bruno Gaudin. Mais aujourd’hui nous pouvons constater qu’après des années de travaux de rénovation, de pétitions pour le conserver et d’hésitations, l’escalier est toujours là ! Cet escalier a été classé monument historique en 1983. Lors de son classement, on vantait son aspect monumental, ses lignes et la qualité de sa réalisation. Maintenant, 33 ans plus tard, serait-il tout d’un coup devenu un vulgaire objet gênant qu’il faut éliminer ?
L’aspect de l’escalier est certes monumental ; oui, il « mange » un peu le hall d’entrée par son volume mais il est en parfait état. Sa belle rampe conserve encore des éléments de l’escalier du XVIIIème siècle construit par Robert de Cotte (1656-1735). Pourquoi le remplacer quand l’argent manque ? N’avons-nous pas d’autres priorités ?
On nous objecte que l’escalier n’est pas pratique pour donner accès aux divers niveaux, qu’il est en partie « monté à l’envers » etc. Il est évident que l’escalier occupe un espace important et que son articulation avec le reste du bâtiment n’est pas parfaite. Cela justifie-t-il pour autant sa démolition ?
Même sans parler de la valeur patrimoniale de l’escalier, sa disparition détruirait irrémédiablement l’harmonie d’un ensemble. Nous espérons que si la DRAC n’a toujours pas joint l’acte à la parole, c’est qu’elle a des remords sur la validité de sa décision et pourrait un jour l’annuler!

Contact de presse:

Christine Nedelec, 06 84 18 65 21,

e-mail : sos.paris@orange.fr

________________________________

(*) Le Cabinet des Médailles et Antiques est le plus ancien musée de France. Ouvert dès le XVIIème siècle, il a pour point de départ le trésor des rois de France. Au fil des siècles, il s’est enrichi de collections de premier plan (antiques du comte de Caylus, donation du duc de Luynes, legs Froehner…), et au travers des saisies révolutionnaires (trésor de l’abbaye de Saint-Denis). Particulièrement riche en céramique grecque, pierres fines, numismatique, marbres romains, orfèvrerie, ivoires, bronzes de toutes époques, ses collections font référence dans tous ces domaines.

16/04/2016

La Canopée (qui prend l’eau) etc… Revue de presse française mise à jour

Dire que Napoléon III réclamait pour les Halles « de vastes parapluies »C’est RATÉ ! L’appel à des parapluies de l’empereur semble pourtant avoir été plutôt entendu par les architectes de nos jours, qui ont fabriqué quelque chose qui s’en approche… MAIS leur Canopée laisse finalement passer la pluie !!!

La Canopée des Halles. Photo libre de droits

Quelques jours à peine après son inauguration, cette fâcheuse constatation ne pouvait pas laisser la presse muette. En voici un florilège d’articles qui montrent que les parisiens sont vraiment des contestataires en permanence qui aiment trouver à redire à chaque occasion :

DERNIÈRE MISE A JOUR

Par Antoine Garbay. Le Nouvel Économiste 22/04/2016

« Depuis son inauguration, le nouveau “toit” des Halles est vertement critiqué. Le mécontentement des Parisiens s’est d’abord appliqué à la couleur “jaunâtre” voire “pisseuse” de l’édifice. (…) Élisabeth Bourguinat, représentante des associations du quartier au sein du jury du concours d’architecture de 2007 qui a donné naissance au projet Canopée, a pris la plume dans ‘Le Courrier de l’architecte’ du 13 avril où elle fait part de son mécontentement. Selon elle, Unibail, groupe européen d’immobilier commercial qui exploite le centre commercial des Halles, “a exigé la suppression des grandes toilettes publiques prévues au rez-de-chaussée de la Canopée”? (…) Pour Élisabeth Bourguinat, “la couleur jaune pipi de la Canopée érige ainsi en emblème ce qui était l’une des caractéristiques de ce quartier avant les travaux et le restera […] : des flots d’urine partout dans les rues…” (…)

« Autre point de mécontentement, et non des moindres, la Canopée n’est pas étanche. Tout d’abord, l’évacuation de l’eau tombée sur les 10 000 m² de toiture en verre se fait par une cascade d’eau, sur sept mètres de dénivelé, qui se déverse dans un bassin situé au niveau du sol. Ce faisant, la cascade arrose copieusement les passants, et par journée venteuse, le dispositif se transforme en un désagréable brumisateur d’eau sale. »

Lire l’article

Structure de la Canopée des Halles.

Par Michel Guerrin. Le Monde 15/04/2016

« Le parapluie géant qui coiffe le Forum des Halles, au cœur de Paris, cette vague chaloupée de fer et de lames de verre, n’est pas étanche. »  (…) « Voulue ou pas, une eau qui tombe d’un toit qui a coûté 216 millions d’euros, avec, en prime 450 000 euros d’entretien annuel, ça fait tache. »  (…) « On est loin de la « feuille translucide et légère » annoncée ; plutôt un pudding pesant. Il y a aussi la couleur jaune. Au jeu subtil des comparaisons, on voit qui aime ou pas. Les premiers évoquent le bronze, la pierre de Bourgogne ou le champagne. Les autres, bien plus nombreux, parlent de couleur jaunasse, pisseuse, blafarde, lavasse, évoquent une crème anglaise… »

Lire l’article 

FranceTV Info le 15/04/2016

A peine inaugurée en plein cœur Paris, la nouvelle Canopée des Halles est une source inépuisable de critiques. Après sa couleur jaune, voire « jaunâtre », et sa forme taxée de « massive et laide », voilà le nouveau toit du centre commercial parisien accusé de se transformer en « chutes du Niagara » dès qu’il pleut. (…)

Lire l’article 

par Juliette Geenens dans Konbini 15/04/2016

« Un des architectes, Patrick Berger, confirme une anomalie. Des pièces vont être installées afin de remédier à ce souci technique. Des compléments de travaux, prévus depuis le début de la construction, auront bien lieu. » (…) « Des fuites anticipées dès 2007. Élisabeth Bourguinat, ancienne tête de liste EELV dans le 1er arrondissement et secrétaire de l’association Accomplir, raconte : “Nous avions ironisé sur le fait que la ville construisait un toit qui laisserait passer la pluie… Personne n’a voulu nous croire, mais nous avions raison ! ” (…) La Canopée est un projet qui a été controversé dès sa concecption. (…)  Certains lui reprochent sa couleur, d’autres critiquent sa forme, la jugeant peu fidèle à l’idée d’origine de ses concepteurs, qui la qualifiaient de “feuille translucide et légère”. Et ce n’est pas ce problème technique qui va améliorer son cas. »

Lire l’article

Le Point.fr le 14/04/2016 à 10:31 |

« La Canopée des Halles, projet pharaonique de la capitale française, prend l’eau. Et se salit à vitesse grand V, la pluie laissant derrière elle des traces brunâtres et peu ragoûtantes sur la structure. L’édifice, qui recouvre le forum des Halles, a pourtant coûté 240 millions d’euros, soit le double de ce qui avait été budgété. Gilles Pourbaix, de l’association de riverains Accomplir, se plaint ainsi d’un toit qui « ne sert à rien » et qui laisse passer les intempéries et le vent. » (…)

Lire l’article

Par Marie-Anne Gairaud, Le Parisien 12/04/2016

« En effet depuis le week-end dernier, le public découvre et s’étonne que le nouveau « monument » qui surplombe le Forum des Halles laisse en fait… passer l’eau. Le jour de sa présentation en juillet 2007, la Canopée n’avait-elle pas été présentée comme « un immense abri pour les Parisiens » ? « J’avais toujours entendu parler du nouveau toit des Halles. » (…)

Lire l’article

Par Alicia Paulet Le Figaro 12/04/2016

« Est-ce un toit ou une passoire? La Canopée des Halles inaugurée en grande pompe le 5 avril dernier, doit faire face à des dysfonctionnements et pas des moindres puisqu’il s’agit de fuites d’eau. (…) Dominique Hucher, directeur de l’office public qui pilote le chantier des Halles (SemPariSeine) : Il serait possible de faire des petits compléments de travaux pour fermer ces orifices. C’est à la ville d’en décider». 

Lire l’article

Par Sibylle Laurent, Métronews 13/04/2016

« Décidément, la Canopée n’en finit pas de faire parler. Après les critiques sur sa couleur « jaune lavasse », le manque de luminosité, voici qu’un nouveau problème pointe son nez : l’étanchéité de la structure. Mais ce toit aéré était-il prévu pour être étanche ? Pas forcément, rappelle Chris de Paris, un internaute, sous l’article du Parisien : « Il ne s’agit pas d’une fuite d’eau. Il n’a jamais été prévu que la canopée protège de la pluie« . Un toit doit-il protéger ?  » (…)

Lire l’article

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Outre la pluie qui traverse la Canopée (et attendons de rire l’hiver prochain quand les clients du centre commercial déambuleront sous ce « toit » pleuvant et « ventant » pour faire du shopping), d’autres sujets ont suscité des articles plus ou moins critiques à son égard. Notamment :

par Elisabeth Bourguinat, Le Courrier de l’architecte 13/04/2016

La Canopée, ce mémorial de l’absurdité. Elisabeth Bourguinat, ancienne secrétaire de l’association d’habitants Accomplir, représentante des associations du quartier au sein du jury du concours d’architecture de 2007, a souhaité répondre à notre article ‘Aux Halles, le participatif, ce péché originel ?’. Tout d’abord, c’est faire beaucoup d’honneur à l’association Accomplir que de prétendre que c’est nous qui avons «imposé» le projet Mangin en 2004. Nous soutenions ce projet, c’est vrai, mais pour une raison simple : c’était le seul des quatre qui ne bétonnait pas le jardin des Halles.

Lire la suite

Par Alexandre Rousset, Le Point le 06/04/2016

Le coût du projet, les nuisances des travaux, la lourdeur de la structure, son jaune indéfinissable… Les détracteurs de la Canopée de manquent pas d’arguments.

Lire l’article

 

Par Béatrice de Rochebouet Le Figaro  07/04/2016

« La réalisation de cette immense feuille ondoyante, censée être une enveloppe légère, fluide et transparente englobant des espaces de commerce, de culture et de loisir, n’est vraiment pas une réussite architecturale digne d’une grande capitale. »

Lire l’article 

 

11/04/2016

Contre le vandalisme des loges de l’Opéra Garnier, signez la pétition !

La direction de l’Opéra de Paris a procédé en août 2015 à la scandaleuse suppression et destruction des cloisons séparant les loges de la salle du Palais Garnier dont « l’architecture et les décors extérieur et intérieur » ont été classés au titre des monuments historiques par arrêté du 16 octobre 1923.

Opéra Garnier

Opéra Garnier

La SPPEF a saisi le juge pénal sur cette affaire et l’Opéra national de Paris comparaîtra devant le Tribunal de grande instance le 13 septembre prochain. Sont appelés à comparaître : Stephane Lissner, directeur, Jean-Philippe Thiellay, directeur adjoint, Pierre Prunet architecte en chef des monuments historiques. Selon la SPPEF : « Cette transformation pose une question de principe, celle du démantèlement des monuments historiques. »

Une pétition a été lancée pour la défense du patrimoine de l’Opéra et déjà réuni 33600 signatures. Nous invitons nos adhérents et amis à signer cette pétition :

http://chn.ge/1XqGtF3

Lire : 

Sur le site de la SPPEF :

11/04/2016

Poste du Louvre : les travaux ont démarré (au grand dam des associations)

Les travaux de transformation de La Poste du Louvre (1er arrondissement) viennent de commencer. Propriété du groupe postal, le magnifique immeuble du 52 rue du Louvre (voir l’article de François Loyer) est destiné à être « modernisé » par Dominique Perrault, architecte de la BNF, qui s’est vu confier récemment par le Ministère de la Culture et la Ville de Paris, la transformation programmée de l’Île de la Cité !

La poste du Louvre construite en 1888 par l’architecte Julien Guadet

La poste du Louvre construite en 1888 par l’architecte Julien Guadet

Les travaux vont durer 32 mois, jusqu’à fin 2018.

Le centre historique et patrimonial de Paris est une fois de plus brutalement touché, le remaniement de ces immeubles anciens et emblématiques, ne fait que déprécier leur environnement et les bâtiments eux-mêmes, pour un profit à court terme.

 

Étiquettes : ,