Une façade de verre qui bousille la rue de Rivoli, peut-elle rendre Paris plus vivant? Un article du Wall Street Journal

Le Wall Street Journal s’est intéressé au sort réservé au centre historique de Paris par les aménageurs et les décideurs de l’Hôtel de Ville, et a repris dans son édition du 3 octobre, un article de Mary Campbell Gallagher, notre collaboratrice à New York, fondatrice de l’International Coalition for the Preservation of Paris (ICPP) (Coalition internationale pour la préservation de Paris), en titrant : « Protecting Paris : « Can a glass facade disrupting the Rue de Rivoli make Paris livelier ? » (Une façade de verre faisant irruption rue de Rivoli, peut-elle rendre Paris encore plus vivant ?)

MaryCampbell

Mary Campbell Gallagher

 

Il s’agit d’un extrait de l’article de Mary Campbell Gallagher : “‘We’ll always have Paris’?”- Aurons-nous toujours Paris » paru sur le blog : Architecture Here and There, de David Brussat, le 19 septembre dernier.

 

Extrait traduit 

 

« Nous aurons toujours Paris ! «  dit Rick  à Elsa dans le film « Casablanca ». Mais voilà que maintenant, la maire Anne Hidalgo veut «réinventer» Paris. Sans aucun vote, elle remplacera la ville unique et harmonieuse que nous connaissons par quelque chose de «moderne» et de «contemporain». Elle veut percer l’horizon de Paris avec une douzaine de gratte-ciel, remplacer des façades en pierre classiques par des cataractes de verre et enterrer les toits célèbres, en zinc et ardoise, sous des constructions neuves. . .

 

La maire a marqué une grande victoire l’été dernier, lorsque la plus haute des juridictions administratives de France (le Conseil d’État) lui a accordé un permis de construire qui rompt avec la beauté du centre historique de Paris. Ce tribunal a annoncé – aussi incoyable que cela puisse paraître – que LVMH, le géant du luxe, peut planter, là, un énorme mur de verre ondulant, à côtés des rangées de façades en pierre classiques dans une rue typiquement parisienne, la rue de Rivoli. Une façade de sept étages de hauteur, sans portes ni fenêtres, faisant 265 pieds, presque aussi longue qu’un terrain de football, va surgir comme un vaisseau spatial dans le coeur de Paris.

 

Le Conseil d’état a mis en avant que cette structure « alien » est «contemporaine». Néanmoins, comme la Cour d’Appel administrative l’avait déclaré (en janvier 2016), elle est bien « dissonante. » Dans un centre commercial près d’une autoroute, et elle aurait pu paraître belle. Dans le centre de Paris, ville à l’urbanité idéale, cette façade est l’ivrogne tapageur qui gâche la fête. . . .

 

Les amenageurs prétendent que sans ces intrusions, Paris deviendra un musée, comme Venise. En fait, Paris est l’une des villes les plus animées de la terre. Une façade en verre perturbant la rue de Rivoli Paris peut-il le rendre plus vivant? (…)

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Traduction Marie Karel

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