Réactions suite à l’annulation d’un permis de construire de la Samaritaine

L’annulation du permis de la Samaritaine a suscité des très nombreuses réactions dans la presse, et généré la controverse. Une multitude d’articles ont été publiés dans la presse papier et sur internet.

En voici une sélection restreinte :

  • Le Monde daté du 22 juin 2014 publie :

Paris résiste toujours à la course à la hauteur

par Jean-Jacques Larrochelle

(édition papier uniquement)

Extraits :

« 21 000 habitants au kilomètre carré, bois de Boulogne et bois de Vincennes compris. La densification de Paris devance celle de Tokyo, de Gaza ou de Séoul et se place juste derrière celle de Manille et de Calcutta. » (…)

« La prise en compte de cette donnée souvent méconnue relativise la nécessité de devoir construire des tours de grande hauteur supposées absorbées la croissance démographique de la capitale. » (…)

« De façon générale, eu égard à son statut de « ville musée », Paris ne s’accommode guère de la présence dans ses murs de tout signe extérieur de modernité architecturale. Le camouflet essuyé par le projet d’extension de la Samaritaine dont le permis de construire a été annulé le 13 mai par le tribunal administratif de Paris, révèle l’ampleur de la contestation.

Hormis la tour Eiffel où celles que regroupe le quartier de la défense, les constructions de grande hauteur sont encore davantage stigmatisées. Plus de 60% des Parisiens se disent y être opposés. Exemple le plus ancien de ce désamour : la tour Montparnasse (210m), inaugurée au coeur de la ville en 1973. » (…)

 

  • Le site internet du magazine D’A consacre plusieurs articles sur les réactions suscitées par la décision du tribunal administratif de Paris d’annuler un des permis de construire de la rénovation de l’ancien grand magasin de la Samaritaine. 

Voici la réponse de la SPPEF qui avait déposé le recours conduisant à l’annulation du permis, conjointement avec SOS Paris :

Samaritaine: créer pour Paris ?

par Julien Lacaze et Alexandre Gady

« Esprits étroits », « réactionnaires », « association de quartier », « défense d’intérêts personnels »… il ne fait pas bon s’opposer aux grands groupes commerciaux et aux architectes à la mode ! Un projet vous manque et tout est dépeuplé… A grands renforts de sentences du café du commerce, nous voilà menacés de retourner aux oubliettes du vilain passé !

C’est mal connaître la Société pour la Protection des Paysages et de l’Esthétique de la France, association reconnue d’utilité publique et doyenne des associations française de défense du patrimoine, que de penser qu’elle décréterait « l’autorité absolue du passé », justement. C’est oublier ses combats récents pour sauver la halle Freyssinet (de concert avec SOS Paris), que la municipalité parisienne entendait détruire, le siège de Sandoz à Rueil-Malmaison de Zehrfuss et Prouvé et l’instance de classement obtenue, hélas vainement, pour la belle halle de Nicolas Esquillan à Fontainebleau (1941), son action pour défendre le théâtre de Poitiers, œuvre des années 1950…, combats dont D’A a rendu compte, en mentionnant d’ailleurs la SPPEF ! Sans sectarisme, cette association défend tout le patrimoine, parce qu’il ne s’agit pas d’une question de chronologie, mais de beauté et d’émotion.

Lire la suite :

http://www.darchitectures.com/samaritaine-suite-2-a1917.html

 

Sur le site Archicool :

Samaritaine : Effarés, les architectes français découvrent que les mots du P.L.U à Paris constitueraient des phrases construites !

Extraits :

« Il est temps de rendre justice….  au Tribunal Administratif, dont la Loi a prévu les recours possibles, et d’inviter les architectes à réellement lire et entendre ce que dit le T.A. » (…) 

« Le Tribunal Administratif ne fait que dire le Droit, en fonction des textes votés par le législateur national (Code l’Urbanisme,) ou local (P.L.U),  et veiller au traitement équitable de chaque justiciable devant cette même Loi. Il est donc apte à lire les documents administratifs, et construire son jugement sur ce qui est écrit dedans. La lecture attentive du jugement rendu par le Tribunal Administratif de Paris, lu en séance publique le 13 mai 2014 permet de mieux comprendre comment le tribunal a construit son raisonnement.  »

(…)

 

« Enfin, il faut rappeler à Christian de Portzamparc ce qu’il dit souvent dans ses propres conférences, l’architecture c’est ce qui est invisible entre les murs …

Lire l’article :

http://bit.ly/1uoAYZN