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23/12/2016

Contribution de SOS Paris à l’enquête publique de la ZAC Bercy Charenton

 

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La contribution de SOS Paris à l’enquête publique concernant le projet très important de Bercy Charenton, a été rédigée par Christine Nedelec, secrétaire générale adjointe de SOS Paris, et déposée au registre de la Mairie du 12ème.

Vous pouvez lire le texte dans sa totalité sur ce lien :  http://wp.me/P2z3lR-1dZ

Extraits :

« Notre association conteste la bonne publicité faite à ces enquêtes publiques.  La procédure réglementaire telle qu’elle est conçue actuellement ne permet pas de toucher un public significatif qui n’est lui pas éduqué à ces méthodes. De grandes décisions sont donc prises à l’insu de la majorité de la population. D’ailleurs l’espace public est encombré de publicité commerciale tandis que l’information citoyenne bénéficie tout juste de quelques affiches jaunes format A4 » (…)

« D’autre part, nous estimons que des aménagements de cette envergure devraient bénéficier d’une durée d’enquête rallongée pour laisser le temps nécessaire à l’analyse de la somme des documents présentés. Une analyse technique digne de ce nom ne peut se faire dans des temps aussi courts. »  (…)

« Notre avis défavorable repose sur l’idée fondamentale que les limites actuelles de Paris nuisent au bon développement de la ville qui continue à centraliser abusivement tous les atouts économiques et culturels au détriment de sa banlieue. Il y a longtemps que les questions d’urbanisme devraient être traitées  au niveau du Grand Paris ou de la Métropole du Grand Paris. L’intelligente annexion des communes limitrophes en 1860 en est le meilleur exemple. » (…)

« Les tous récents épisodes de pollution montrent l’urgence d’agir sur le plan de la circulation, des transports mais aussi sur les concentrations humaines (20% de la pollution parisienne est due au chauffage domestique). L’avis de l’Autorité Environnementale montre une grande inquiétude à chaque paragraphe sur l’impact délétère de cet aménagement. Aussi nous vous demandons d’inclure dans votre rapport d’enquête un avis du Ministère de la Santé sur l’effet de cet aménagement Bercy Charenton sur la pollution (en prenant en compte la totalité des aménagements prévus par ailleurs pour Paris). » (…)

« Ce projet aurait pourtant pu être l’occasion d’un aménagement durable et environnemental offrant une nouvelle manière d’habiter : ici il s’agit d’un retour aux années 70 avec tours de bureaux et logements dans des nœuds de circulation sans réellement implémenter l’offre de transport déjà saturée, sans même repenser le plat de nouilles des échangeurs, portant un intéressant potentiel constructible… On aurait pu rêver comme au temps d’Haussmann d’un immense jardin intra muros complété d’équipements collectifs qui font tant défaut aux Parisiens (les équipements collectifs de cet aménagement ne sont dimensionnés que pour alimenter le nouveau quartier) et de concentrer ses efforts sur une amélioration des transports collectifs et des voies douces, au lieu d’une fuite en avant vers toujours plus d’habitants, de congestion, de pollution et de menaces environnementales avec le choix d’un urbanisme de tours. »  (…)

« Enfin, nous contestons le choix de la grande hauteur pour Paris. Il s’agit tout d’abord d’un choix anti-démocratique : ce déplafonnement accordé à certains seulement est un privilège abusif qui sera dévolu à quelques heureux élus et bien souvent au détriment du contribuable parisien (on le voit bien pour le cas de la Tour Triangle du 15e arrondissement, voir le Canard Enchaîné). Mais surtout ce déplafonnement a été décidé à l’insu et contre le gré des Parisiens : tous les sondages indiquent une opposition très majoritaire à la reprise de construction de bâtiments de grande hauteur dans Paris, depuis le questionnaire aux Parisiens de B. Delanoë en 2004 jusqu’aux récentes études de 2014 à l’occasion des municipales. »  (…)

« Plus localement, nous sommes contre la destruction du Tunnel des Artisans, les emplois si rares aujourd’hui doivent être protégés, pérennisés et conservés en l’état. »  (…)

« Lutter contre un Paris hors sol est une priorité, elle est notre seule possibilité pour lutter contre les îlots de chaleur, c’est en pleine terre que poussent les arbres. Elle devrait être une préoccupation majeure de la municipalité. De fait, les Parisiens ne supportent plus de voir leurs arbres coupés, leurs espaces de loisirs lotis, leur ciel bétonné et les transports congestionnés »  (…)

« Afin de mener à bien cette opération d’aménagement que nous souhaitons repensée en termes d’humanité, d’écologie, d’aménités et d’urbanisme à échelle humaine… »  (…)

 

Lire la totalité du textehttp://wp.me/P2z3lR-1dZ

 

 

 

 

 

 

09/04/2016

Canopée des Halles : une provocation dans le cadre patrimonial des édifices classés

L’objectif était fixé depuis longtemps : se défaire des contraintes des règles de l’urbanisme à Paris. Même dans le centre historique et patrimonial ? La réponse est bien évidemment : là, surtout et avant tout ! On ne peut faire table rase des préceptes patrimoniaux anachroniques, si on ne s’attaque pas prioritairement aux cibles emblématiques ! La Canopée des Halles dévoilée par Anne Hidalgo en présence de Bertrand Delanoë, père du concept d’un nouveau Forum, en est la preuve. La structure s’achève après 8 ans de travaux pharaoniques, des rudes combats contre les associations parisiennes (comme : Accomplir), et une facture qui dépasse le milliard.

La Canopée en travaux en septembre 2015

La Canopée en travaux en septembre 2015

L’ensemble de la structure metalique couvrante et des deux bâtiments qui la supportent, est conçu par les architectes Patrick Berger et Jacques Anziutti gagnants du concours international lancé en 2007, après l’abandon du premier projet datant de 2004. La vaste charpente de métal (un hectare) nous est présentée comme une prouesse technique, déjà primée. Le centre commercial, en sous-sol, du Forum n’a pratiquement pas changé.

Structure de la Canopée des Halles.

« On ne demandait pas à Monet pourquoi il peignait les maisons en jaune », a expliqué Patrick Berger, architecte de la Canopée. Sauf que Monet qui était peintre, n’a jamais construit une maison dans Paris, pas plus qu’un couvercle de centre commercial !

Posée sur la « plus grande gare souterraine de l’Europe« , la Canopée prétend incarner « une vision ambitieuse du site en tant que porte emblématique du Grand Paris ». Curieuse conception de ce qui doit être la porte d’entrée d’une ville, surtout d’une ville comme Paris, via un centre commercial ! Quoiqu’il en soit, l’aménagement de la gare en sous-sol est toujours en cours et complètement « déconnectée » de la Canopée.

Vidéo : un tour d’horizon du quartier depuis les hauteurs de Saint Eustache :

Les espaces des équipements culturels jouxtent le centre commercial qui propose ce qui est devenu la règle partout où les institutions publiques collaborent avec des acteurs du privé pour la création d’espaces commerciaux : pratiquement que des enseignes de groupes côtés en bourse.

Une précision utile quand on lit sur certains blogs que le mot « canopée » vient de.. l’anglais : Canopée, (du latin conopeum : moustiquaire, lit entouré d’une moustiquaire. Le sens à évolué vers celui de rideau, canopé en vieux français, conopée).  1) Écran formé par la partie supérieure de la végétation de la forêt tropicale. 2) Ciel de lit des lits à baldaquin ou des lits à courtines. 3) Capote de certaines voitures d’enfant. 4)Verrière des cockpits des avions de chasse. 5)Partie supérieure d’un cerf-volant de traction ou d’un parapente. En anglais : canopy.

On apprend que la couleur jaunâtre a été choisie pour reproduire l’effet de la lumière filtrée par les arbres d’une forêt tropicale, c’est-à-dire par sa « canopée », ce qui aurait dû apporter, sans doute, une touche d’exotisme dans la grisaille parisienne… Mais cela ne manque, malheureusement, pas d’irriter les parisiens qui y voient un mauvais accord avec l’environnement chromatique existant !… « La couleur, je la trouve magnifique » a déclaré, de son côté, la maire Anne Hidalgo, pendant son discours inaugural, avant de signaler avec aplomb : « et le coût (918 millions d’euros hors taxes) « je l’assume » ! 

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Le Forum des Halles est un point de passage incontournable et central, chaque parisien sera, un jour ou l’autre, passant, visiteur ou encore client – ou si vous préférez, « shoppeur » en cet endroit… Chacun pourra donc se faire lui-même son idée de l’esthétique, de la pertinence, de la finesse, du charme ou de l’attractivité du lieu. Et surtout de sa capacité à s’intégrer à l’environnement préexistant. Les deux photos ci-dessous montrent la vue offerte désormais aux passants.

 

Le toit s'impose avec maladresse et prétention, incapable de se mettre au diapason des constructions environnantes.

Une impression de lourdeur que le discours aiguisé des architectes ne réussit à démentir.

 

Une impression de lourdeur que le discours des architectes ne peut démentir.

Le toit, chancelant, s’impose avec maladresse et prétention, incapable de se mettre au diapason des constructions environnantes.

Cadre patrimonial

La couleur de la Canopée ne sauraient être le seul motif d’incompréhension, voire d’indignation. Situé dans le coeur historique de Paris, le Forum des Halles, avec sa Canopée désormais, est entouré d’un grand nombre de monuments historiques. Même un chef-d’oeuvre de l’architecture du 21e siècle n’aurait pu se construire ici sans offenser et sans déprécier son environnement patrimonial, ni sans heurter les règles de covisibilité qui régissent la protection des monuments historiques. Celles justement que les associations de défense du patrimoine essaient tant bien que mal de faire respecter. Un ABF (Architecte des Bâtiments de France) a donné peut-être son accord (dans quel contexte ?), mais la covisibilité est bel et bien là, et elle est flagrante !

Outre les édifices classés, le tissu urbain, le bâti d’époque dans son ensemble, dans cette partie de Paris, est typiquement marqué par l’histoire de la ville et présente un aspect rare, inimitable, impossible à reproduire avec nos moyens du 21e siècle, de façon raisonnée. C’est un héritage unique que français et parisiens s’estimant concernés, doivent impérativement sanctuariser. Il n’y a aucune alternative. Notre siècle fonce à toute allure et nous sommes en train de changer d’ère. La question est toujours la même, déjà posée au 19e siècle par les « Amis des Monuments parisiens », la même posée par André Malraux dans les années 60 : la destruction aveugle ou la préservation de la sagesse ? Notre patrimoine, dans toutes ses formes, représente une richesse inaliénable. Sa présence ou son absence décideront entre l’humanité et la barbarie.

Bâtiments inscrits au Registre des monuments historiques qui cernent la Canopée des Halles :

La Bourse de Commerce de Paris

La Colonne Médicis

L’église Saint Eustache

La Fontaine des Innocents

Au chien qui fume 

Bourse de Commerce de Paris

Bourse de Commerce de Paris

Parmi eux, on peut s’arrêter à la Bourse de Commerce de Paris située rue de Viarmes, dont la coupole aurait pu inspirer, de très loin c’est vrai, cette « canopée »… L’ancien Hôtel de Soissons, devenu Hôtel Albret a eu plusieurs vies dans le passé. La Halle au Blé, en total accord avec la vocation du lieu, s’est transformée en Bourse de Commerce en 1885, reconstruite en partie par l’architecte Henri Blondel pour recevoir les marchés à terme et s’ouvrir à l’international (le MATIF). En 1998, l’informatisation des marchés à termes a mis fin à l’activité boursière dans la Bourse de Commerce de Paris, pour continuer dans Euronext. Aujourd’hui, le monument appartient toujours à la Chambre de Commerce de Paris qui y abrite plusieurs de ses services, mais aussi des expositions.

Coupole de la Bourse de Commerce de Paris

Coupole de la Bourse de Commerce de Paris

Victor Hugon moqueur, voyait au « dôme de la Halle-au-Blé » une « casquette de jockey anglais sur une grande échelle » (dans Notre-Dame de Paris). 

La Fontaine des Innocents, construite en 1548, a été classée monument historique dès 1862.

Église Saint Eustache

Église Saint Eustache

Quant à l’église de Saint Eustache, depuis le 13e siècle, elle a connu plusieurs vies et de nombreuses  transformations. La proximité du Louvre lui conférait le titre d’église royale. La transformation par l’architecte Jean Hardouin-Mansart de Jouy, qui a donné sa version actuelle, date de 1754.

Viollet-le-Duc avait ses raisons à lui d’être très critique à son sujet, en écrivant : « On voulait appliquer les formes de l’architecture romaine antique, que l’on connaissait mal, au système de construction des églises ogivales, que l’on méprisait sans les comprendre. C’est sous cette inspiration indécise que fut commencée et achevée la grande église de Saint-Eustache de Paris, monument mal conçu, mal construit, amas confus de débris empruntés de tous côtés, sans liaison et sans harmonie ; sorte de squelette gothique revêtu de haillons romains cousus ensemble comme les pièces d’un habit d’arlequin ».  (Dictionnaire raisonné de l’architecture française du XIe au XVIe siècle, 1854-1868) Jugement sévère (sinon obtus !) et sans incidence, heureusement, sur la brillante destinée du monument qui tient chaud encore aujourd’hui le quartier par une vie sociale intense…

Ce n’est certainement pas cette structure en bois, sous le toit de la nef de Saint Eustache (ci-dessous), qui a pu inspirer cette autre, métallique et chancelante de la Canopée…

 

 

Saint Eustache, charpente

Saint Eustache, charpente

Église Saint-Eustache sur le plan de Truschet et Hoyau (vers 1550).

Le quartier des Halles sur le plan de Truschet et Hoyau (vers 1550).

 

 

 

 

 

 

 

 

Pavillon Baltard à Nogent-sur-Marne

Pavillon Baltard à Nogent-sur-Marne

Les Halles, qualifiées jadis de « ventre de Paris » (Emile Zola), étaient un lieu dédié au commerce  depuis l’an de grâce 1137, quand on y a fait venir le marché qui se tenait Place de Grève. Il a fallu attendre le 19e siècle et Napoléon III pour voir construire, sous l’impulsion du préfet Haussman, les pavillons de Victor Baltard  (architecte pionnier en structures de fer) qui allaient marquer profondément et durablement, non seulement le quartier des Halles, mais aussi la vie artistique et littéraire parisienne. Leur destruction dans les années ’70, par Pompidou, a laissé un goût amère chez les parisiens et un vide sur place qui s’est avéré impossible à combler. En 2012, l‘exposition Baltard au Musée d’Orsay consacrait une place majeure au processus de la construction des Halles, démontrant leur qualité et leur pertinence en tant que structures intemporelles. Le dernier pavillon qui subsiste, déménagé à Nogent-sur-Marne où il peut être visité, est un témoignage de ce que Paris a perdu par cette démolition. Perte que RIEN n’a pu jusqu’ici remplacer, en cette place, ce « trou », autrefois coeur de Paris vivant, aujourd’hui cirque grotesque du consumérisme.

 

Fluctuat nec mergitur

Vitrail de Saint Eustache représentant une nef « battue par les flots ».

Fluctuat nec mergitur… Heureusement que Paris est « battu par les flots, mais ne sombre pas » !… (Du moins c’est ce qu’on aime croire…)

 

Marie Karel

03/04/2015

Île-de-France : d’où vient son nom ?

Après la diffusion cette semaine d’une belle émission entièrement consacrée à lÎle-de-France sur France 3, dans Des racines et des ailes : L’Île-de-France ne se résume pas à Paris, la question sur l’origine du toponyme semble d’actualité.

Château de Dampierre

Château de Dampierre

Le terme « Île-de-France » n’est pas un nouveau mot composite  pour désigner une division administrative de l’ère moderne, mais nous vient directement du Moyen-Age. C’est vers 1387 que Jean Froissart (1333- v. 1405) évoque dans ses « Chroniques » le terme « Île-de-France » pour remplacer le traditionnel « pays de France »  utilisé pour nommer la province dont la ville première est Paris, capitale des rois Francs. Cet auteur, un des chroniqueurs les plus lus du 14e siècle, fournit la première source écrite du nom de la région. Aujourd’hui, issue du domaine royal constitué depuis le 10ème siècle par les rois Capétiens, la région Île-de-France actuelle en reprend les contours.

Si on comprend facilement que le mot « France » fait référence aux Francs, en revanche « île » ne semble pas avoir d’explication évidente. Selon une première hypothèse, il semblerait évoquer une île car la région et cernée par des fleuves : on doit traverser l’eau pour accéder en Ile-de-France. Il s’agit bien de la Seine, de la Marne et de l’Oise auxquelles s’ajoute l’Epte, au Nord, qui a, depuis toujours, établi la frontière avec la Normandie. (…)

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Villarceaux

Villarceaux

20/11/2014

Un Viollet-le-Duc contemporain pourrait-il construire la Tour Triangle?

 

Notre-Dame sous une cloche imaginaire pour la conserver. Photo Harold Hyman

Notre-Dame sous une cloche imaginaire pour la conserver.

Par Harold Hyman

 

Pour le Huffingont Post

19/11/2014

Extraits :

(…) Comment, et quoi, construire dans Paris ? Eugène Viollet-le-Duc, 1814-1879, architecte éduqué par des membres de sa famille d’architectes, est lancé par Prosper Mérimée qui lui demande des restaurations dès les années 1840, à l’époque où Louis-Philippe, et bientôt Napoléon III, réconcilient les Français avec les structures si méprisées, et souvent saccagées quand ce n’était pas détruites, sous la Révolution.

(…)

Pour lier l’époque de Viollet-le-Duc à l’époque actuelle, une exposition connexe a été inaugurée ce 18 novembre, également à la Cité de l’Architecture : « Revoir Paris », une œuvre de talent de deux spécialistes des mondes imaginaires de la bande dessinée, François Schuiten et Benoît Peeters qui présentent « des tracés d’Haussmann aux projets du Grand Paris, en passant par les utopies de Robida et de Perret, ou les projets de Le Corbusier ou Jean Nouvel », en leur propres termes Futurisme et post-modernisme donc, qui font passer Viollet-le-Duc pour un simple restaurateur de talent engagé dans une voie de garage architectural, tellement il aurait raté l’émergence des utopies post-haussmanniennes.

(…)

Alors pourquoi réhabiliterait-on aujourd’hui Viollet-le-Duc, en supposant qu’il aurait opté pour la conservation de l’allure passéiste de Paris, alors même que l’on admirerait la Tour Triangle des architectes Herzog et De Meuron ? Être à la fois enthousiasmé par un chantre de la restauration du passé et un chantre de l’architecture contemporaine est presque schizophrène : aller de l’exposition de Viollet-le-Duc à la Cité de l’Architecture et du Patrimoine à l’exposition connexe « Revoir Paris », qui montre les utopies futuristes sur Paris, puis se transporter au Pavillon de l’Arsenal, où a lieu l’exposition de cette célèbre Tour Triangle, de 180 m de haut avec 50 étages !

(…)

Et donc Viollet-le-Duc aurait bien été obligé de rejeter le voyeurisme patent de l’esprit des gratte-ciel. La Tour Eiffel, par sa singularité et son caractère de charpente gracile eût sans doute été tolérable, mais l’essaimage de quartiers comme Beaugrenelle, d’immeubles comme la Tour Montparnasse, et des tours de 20-30 étages dans le 20e et le 13e — cela ne l’aurait guère ravi. Et la question se pose maintenant: que construirait un nouveau Viollet-le-Duc? Certainement pas la Tour Triangle. Il nous aurait sans doute reconstitué les Halles….

Lire l’article …

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Expositions : « Viollet-le-Duc, les visions d’un architecte » et « Revoir Paris, François Schuiten et Benoît Peeters » à la Cité de l’Architecture et du Patrimoine (Cité Chaillot) du 20 novembre 2014 au 9 mars 2015.