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16/04/2016

La Canopée (qui prend l’eau) etc… Revue de presse française mise à jour

Dire que Napoléon III réclamait pour les Halles « de vastes parapluies »C’est RATÉ ! L’appel à des parapluies de l’empereur semble pourtant avoir été plutôt entendu par les architectes de nos jours, qui ont fabriqué quelque chose qui s’en approche… MAIS leur Canopée laisse finalement passer la pluie !!!

La Canopée des Halles. Photo libre de droits

Quelques jours à peine après son inauguration, cette fâcheuse constatation ne pouvait pas laisser la presse muette. En voici un florilège d’articles qui montrent que les parisiens sont vraiment des contestataires en permanence qui aiment trouver à redire à chaque occasion :

DERNIÈRE MISE A JOUR

Par Antoine Garbay. Le Nouvel Économiste 22/04/2016

« Depuis son inauguration, le nouveau “toit” des Halles est vertement critiqué. Le mécontentement des Parisiens s’est d’abord appliqué à la couleur “jaunâtre” voire “pisseuse” de l’édifice. (…) Élisabeth Bourguinat, représentante des associations du quartier au sein du jury du concours d’architecture de 2007 qui a donné naissance au projet Canopée, a pris la plume dans ‘Le Courrier de l’architecte’ du 13 avril où elle fait part de son mécontentement. Selon elle, Unibail, groupe européen d’immobilier commercial qui exploite le centre commercial des Halles, “a exigé la suppression des grandes toilettes publiques prévues au rez-de-chaussée de la Canopée”? (…) Pour Élisabeth Bourguinat, “la couleur jaune pipi de la Canopée érige ainsi en emblème ce qui était l’une des caractéristiques de ce quartier avant les travaux et le restera […] : des flots d’urine partout dans les rues…” (…)

« Autre point de mécontentement, et non des moindres, la Canopée n’est pas étanche. Tout d’abord, l’évacuation de l’eau tombée sur les 10 000 m² de toiture en verre se fait par une cascade d’eau, sur sept mètres de dénivelé, qui se déverse dans un bassin situé au niveau du sol. Ce faisant, la cascade arrose copieusement les passants, et par journée venteuse, le dispositif se transforme en un désagréable brumisateur d’eau sale. »

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Structure de la Canopée des Halles.

Par Michel Guerrin. Le Monde 15/04/2016

« Le parapluie géant qui coiffe le Forum des Halles, au cœur de Paris, cette vague chaloupée de fer et de lames de verre, n’est pas étanche. »  (…) « Voulue ou pas, une eau qui tombe d’un toit qui a coûté 216 millions d’euros, avec, en prime 450 000 euros d’entretien annuel, ça fait tache. »  (…) « On est loin de la « feuille translucide et légère » annoncée ; plutôt un pudding pesant. Il y a aussi la couleur jaune. Au jeu subtil des comparaisons, on voit qui aime ou pas. Les premiers évoquent le bronze, la pierre de Bourgogne ou le champagne. Les autres, bien plus nombreux, parlent de couleur jaunasse, pisseuse, blafarde, lavasse, évoquent une crème anglaise… »

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FranceTV Info le 15/04/2016

A peine inaugurée en plein cœur Paris, la nouvelle Canopée des Halles est une source inépuisable de critiques. Après sa couleur jaune, voire « jaunâtre », et sa forme taxée de « massive et laide », voilà le nouveau toit du centre commercial parisien accusé de se transformer en « chutes du Niagara » dès qu’il pleut. (…)

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par Juliette Geenens dans Konbini 15/04/2016

« Un des architectes, Patrick Berger, confirme une anomalie. Des pièces vont être installées afin de remédier à ce souci technique. Des compléments de travaux, prévus depuis le début de la construction, auront bien lieu. » (…) « Des fuites anticipées dès 2007. Élisabeth Bourguinat, ancienne tête de liste EELV dans le 1er arrondissement et secrétaire de l’association Accomplir, raconte : “Nous avions ironisé sur le fait que la ville construisait un toit qui laisserait passer la pluie… Personne n’a voulu nous croire, mais nous avions raison ! ” (…) La Canopée est un projet qui a été controversé dès sa concecption. (…)  Certains lui reprochent sa couleur, d’autres critiquent sa forme, la jugeant peu fidèle à l’idée d’origine de ses concepteurs, qui la qualifiaient de “feuille translucide et légère”. Et ce n’est pas ce problème technique qui va améliorer son cas. »

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Le Point.fr le 14/04/2016 à 10:31 |

« La Canopée des Halles, projet pharaonique de la capitale française, prend l’eau. Et se salit à vitesse grand V, la pluie laissant derrière elle des traces brunâtres et peu ragoûtantes sur la structure. L’édifice, qui recouvre le forum des Halles, a pourtant coûté 240 millions d’euros, soit le double de ce qui avait été budgété. Gilles Pourbaix, de l’association de riverains Accomplir, se plaint ainsi d’un toit qui « ne sert à rien » et qui laisse passer les intempéries et le vent. » (…)

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Par Marie-Anne Gairaud, Le Parisien 12/04/2016

« En effet depuis le week-end dernier, le public découvre et s’étonne que le nouveau « monument » qui surplombe le Forum des Halles laisse en fait… passer l’eau. Le jour de sa présentation en juillet 2007, la Canopée n’avait-elle pas été présentée comme « un immense abri pour les Parisiens » ? « J’avais toujours entendu parler du nouveau toit des Halles. » (…)

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Par Alicia Paulet Le Figaro 12/04/2016

« Est-ce un toit ou une passoire? La Canopée des Halles inaugurée en grande pompe le 5 avril dernier, doit faire face à des dysfonctionnements et pas des moindres puisqu’il s’agit de fuites d’eau. (…) Dominique Hucher, directeur de l’office public qui pilote le chantier des Halles (SemPariSeine) : Il serait possible de faire des petits compléments de travaux pour fermer ces orifices. C’est à la ville d’en décider». 

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Par Sibylle Laurent, Métronews 13/04/2016

« Décidément, la Canopée n’en finit pas de faire parler. Après les critiques sur sa couleur « jaune lavasse », le manque de luminosité, voici qu’un nouveau problème pointe son nez : l’étanchéité de la structure. Mais ce toit aéré était-il prévu pour être étanche ? Pas forcément, rappelle Chris de Paris, un internaute, sous l’article du Parisien : « Il ne s’agit pas d’une fuite d’eau. Il n’a jamais été prévu que la canopée protège de la pluie« . Un toit doit-il protéger ?  » (…)

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Outre la pluie qui traverse la Canopée (et attendons de rire l’hiver prochain quand les clients du centre commercial déambuleront sous ce « toit » pleuvant et « ventant » pour faire du shopping), d’autres sujets ont suscité des articles plus ou moins critiques à son égard. Notamment :

par Elisabeth Bourguinat, Le Courrier de l’architecte 13/04/2016

La Canopée, ce mémorial de l’absurdité. Elisabeth Bourguinat, ancienne secrétaire de l’association d’habitants Accomplir, représentante des associations du quartier au sein du jury du concours d’architecture de 2007, a souhaité répondre à notre article ‘Aux Halles, le participatif, ce péché originel ?’. Tout d’abord, c’est faire beaucoup d’honneur à l’association Accomplir que de prétendre que c’est nous qui avons «imposé» le projet Mangin en 2004. Nous soutenions ce projet, c’est vrai, mais pour une raison simple : c’était le seul des quatre qui ne bétonnait pas le jardin des Halles.

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Par Alexandre Rousset, Le Point le 06/04/2016

Le coût du projet, les nuisances des travaux, la lourdeur de la structure, son jaune indéfinissable… Les détracteurs de la Canopée de manquent pas d’arguments.

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Par Béatrice de Rochebouet Le Figaro  07/04/2016

« La réalisation de cette immense feuille ondoyante, censée être une enveloppe légère, fluide et transparente englobant des espaces de commerce, de culture et de loisir, n’est vraiment pas une réussite architecturale digne d’une grande capitale. »

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20/11/2015

Contre le projet de loi sur l’architecture, qui limite la protection du patrimoine

Les principaux dangers du projet de loi « Liberté de création, architecture et patrimoine » (abusivement nommée), dite « loi Pellerin » Fallait-il une loi pour « libérer » la création architecturale ? Prendre en compte son environnement architectural et urbain existant, n’est-ce pas une règle à respecter pour un architecte, hier comme aujourd’hui ? Depuis quand cela est vu comme une limitation de sa liberté ? Et surtout, en France : quel est le sens de cette démarche pour des villes à fort caractère patrimoniale, ce qui est le cas de Paris et d’une majorité de villes françaises, marquées par leur héritage architectural ? Les conséquences d’une telle « libération » – terme démagogique et abusif – aisément envisageables à une époque de mépris du passé et de promotion tapageuse d’une « architecture de rupture », nous ont poussé à nous associer à la pétition lancée par la SPPEF contre ce projet de loi.

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Un cadre patrimonial intact jusqu’ici pourrait être saccagé à tout instant au nom de la « création » ?

Dans son volet architectural le projet de loi sur l’architecture inclut des clauses pouvant remettre clairement en cause la protection du patrimoine, du bâti existant hérité depuis des siècles. Aucune disposition concernant l’information, et encore moins la concertation, au sujet des orientations projetées par les municipalités ou les collectivités territoriales, n’est prévue. L’adoption de cette loi, contrairement aux bonnes intentions affichées, ouvrirait la porte à l’arbitraire et à la surenchère, avec la possibilité de construire n’importe quoi, n’importe où. En particulier les mesures 18, 19, 20 et 30 : Mesure 18 : Attribuer aux communes ou à l’autorité compétente pour le PLU (Plan local d’urbanisme) l’exclusivité de soumettre une proposition au label : « cité historique » pour remplacer les dispositifs existants, est une mesure pernicieuse qui permettraient de faciliter aux municipalités la restriction des zones protégées (pour leur patrimoine). Dans les faits, nous avons vu que la Ville de Paris n’a eu de cesse, au cours de ces dernières décennies, que de rogner les dispositions concernant les secteurs sauvegardés (Paris ne compte que deux secteurs sauvegardés : le Marais et une partie du 7e) et qu’elle n’a jamais admis les ZPPAUP (Zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysage) qu’elle a remplacés par des PVP (Protection Ville de Paris), tout à fait inopérants. Mesure 19 : faire du PLU l’outil de droit commun en matière de protection du patrimoine est totalement inapproprié, aléatoire et risqué : le PLU peut être modifié par la « procédure de révision simplifiée », il n’est donc pas capable de garantir la pérennité du patrimoine visé. Mesure 20 : Instituer des périmètres de protection « délimités » par des collectivités territoriales (cf. aussi mesure 18), c’est soumettre le patrimoine à des aléas liés aux conditions du moment, dans la vie d’une municipalité . Non seulement les autorités locales pourraient limiter la surface protégée, mais en plus elles ne seraient pas tenues à aucune concertation préalable à sa restriction. Mesure 30 : Enfin, la dérogation aux règles en matière de construction « afin de favoriser la qualité architecturale » : ce terme est impossible à définir de façon objective, vaguement soumis à des tendances saisonnières ou éphémères, impliquant la notion de l’esthétique – argument qui nous est interdit à nous défenseurs du patrimoine, lorsque nous exprimons des critiques sur une construction précise ! Et au nom de cette « qualité architecturale » on ouvre la porte à l’arbitraire… Va-t-on envisager la création d’un « permis d’expérimenter » ? Tout ça pour voir se profiler à l’horizon des tours géantes dignes de la péninsule arabique ou des pays émergeant, sans patrimoine urbain ? Pour imposer toute sorte de projets « innovants » par leur effet « coups de poing » ? Cette analyse succincte retient l’essentiel et vous pouvez consulter le texte complet du  projet de loi pour vous faire une opinion.    

  • Revue de presse :

(Liste non exhaustive) Article du 29/09/2015 dans le Monde Article du 25/10/2015 dans Marianne  Site Patrimoine-Environnement  Interview de Philippe Toussaint dans Le Journal des Arts  Article du 5/11/2015 dans La Tribune de l’Art et : La revue de presse publiée sur le site des ABF (Architectes des Bâtiments de France)  ____________________ Mise à jour du 20/01/2016 : Article « Fronde des maires contre la loi Patrimoine » dans le Monde

16/10/2014

Samaritaine : la cour d’appel a ordonné le sursis à exécution du jugement annulant le permis de construire

La cour administrative d’appel de Paris a ordonné, ce jeudi 16 octobre, le sursis à exécution du jugement annulant le permis de construire, suspendant ainsi les effets du jugement prononcé par le tribunal administratif de Paris le 13 mai dernier, en attendant que soit étudié l’appel de la Mairie de Paris et du groupe LVMH contre son annulation.

 

... à droite, le Louvre... Photo Harold Hyman

… à droite, le Louvre… Photo Harold Hyman

 

Ce permis de construire concerne la construction d’un bâtiment neuf de style contemporain, rue de Rivoli, et a été annulé à la suite d’un recours déposé par la Société pour la protection des paysages et de l’esthétique de la France (SPPEF) et SOS-Paris.

Le communiqué de presse de la cour administrative précise: « Cet arrêt ne préjuge pas de la décision qui sera rendue par la Cour sur le fond de l’affaire. Il rend possible une reprise des travaux dans l’attente de cette décision au fond, sachant que ceux-ci devraient bien entendu prendre fin en cas de confirmation de l’annulation du permis  de construire prononcée par le tribunal administratif. Les requêtes au fond seront examinées par la Cour administrative d’appel de Paris, siégeant en formation plénière, le 5 décembre prochain. »

Revue de presse :

Le chantier de la Samaritaine pourra reprendre
Le Monde
16/10/2014
« En première instance, les juges avaient estimé que, malgré ses qualités architecturales, le projet ne s’insérait pas dans le quartier, plutôt homogène et principalement constitué d’immeubles de pierre de taille. »
Lire : http://www.lemonde.fr/societe/article/2014/10/16/la-justice-autorise-la-reprise-du-chantier-de-la-samaritaine_4507255_3224.html

Samaritaine : le chantier va pouvoir reprendre au moins temporairement
Les Échos
« Nouveau rebondissement dans le feuilleton du chantier de rénovation de la Samaritaine (…) Le 13 mai 2014, le tribunal administratif avait annulé le permis de construire concernant « l’Ilot Rivoli », au motif que la façade contemporaine prévue sur la célèbre artère ne satisfaisait « pas aux prescriptions » du plan local d’urbanisme et apparaissait « dissonante » par rapport aux autres bâtiments de la rue de style haussmannien. Cette décision faisait suite à la plainte, en février 2013, de deux associations de sauvegarde du patrimoine, la Société pour la protection des paysages et de l’esthétique de la France (SPPEF) et SOS Paris, épaulées par des riverains, qui avaient déposé auprès du tribunal administratif de Paris un recours contre les deux permis de construire pour la Samaritaine (le second concernant « l’Ilot Seine », a lui été validé par la justice en avril dernier). La mairie de Paris et LVMH avaient fait appel du jugement. Les architectes s’étaient de leur côté insurgé contre une décision fondée selon eux sur des critères « purement subjectifs ».
Lire : http://www.lesechos.fr/industrie-services/conso-distribution/0203863996305-samaritaine-le-chantier-va-pouvoir-reprendre-au-moins-temporairement-1054333.php

Le chantier de la Samaritaine peut enfin reprendre
Libération
« Mi-mai, le tribunal administratif avait estimé que la juxtaposition du nouveau bâtiment prévu par LVMH (propriétaire du lieu), plus particulièrement sa façade ondulante exclusivement réalisée en verre, et d’immeubles parisiens en pierre, «variés mais traditionnels», apparaissait «dissonante».
Il était saisi par deux associations, la Société pour la protection des paysages et de l’esthétique de la France (Sppef) et SOS Paris qui s’inquiétaient de la transformation du bâtiment et du respect des règles d’urbanisme. » (…)
Lire : http://www.liberation.fr/societe/2014/10/16/le-chantier-de-la-samaritaine-peut-enfin-reprendre_1122974

Samaritaine : le chantier va pouvoir reprendre au moins temporairement
Le Point
« Un patrimoine architectural exceptionnel
La Société pour la protection des paysages et de l’esthétique de la France (SPPEF) et SOS Paris s’opposent à la démolition d’immeubles des années 1850. Surtout, les associations pestent contre la rénovation d’un mur rue de Rivoli, qui prévoit la construction d’une « façade de verre ondulé ». En 2011, la commission du Vieux Paris y va elle aussi de son avis et souligne « l’importance historique et géographique que revêt la rue de Rivoli dans l’urbanisme parisien ». Bref : pas question de casser les caractéristiques architecturales et ornementales qui font le charme de la rue. » (…)
Lire http://www.lepoint.fr/justice/paris-les-travaux-de-la-samaritaine-peuvent-provisoirement-reprendre-16-10-2014-1872991_2386.php

Rappel de l’affaire : http://wp.me/p2z3lR-of

M.K.

04/07/2014

Révision du PLU, budget participatif de la Ville, la Mairie aux manettes…

Deux informations se télescopent cette semaine dans l’actualité de la Ville de Paris :

  • Lancement du budget participatif

Anne Hidalgo a annoncé mercredi, la mise en place du « budget participatif » qui fournira la possibilité aux parisiens de s’exprimer par vote sur 5% du budget d’investissement annuel de la Ville de Paris, soit 426 millions d’euros sur six ans. Selon ses dispositions, dès la rentrée prochaine, les habitants de Paris, majeurs ou non, inscrits sur les listes électorales ou non, seront appelés à se prononcer dans les mairies  et sur internet, sur des projets qui leur seront soumis par la Mairie.

Quel effet sur Paris aurait la révision de son Plan local d'urbanisme ?

Quel effet sur Paris aurait la révision de son Plan local d’urbanisme ?

« Aujourd’hui on lance le processus, on amorce la pompe avec les projets qu’on a en stock » a déclaré la Maire. Néanmoins, sera sur des projets proposés par des Parisiens que le public pourra voter l’année prochaine.

Le montant concerné par ce dispositif serait le plus important au monde pour une initiative de ce type, selon la Mairie.

  • Révision du Plan Local d’Urbanisme

La délibération pour autoriser la révision du PLU de la Ville sera soumise au vote, au Conseil de Paris ce mardi 8 juillet matin. Selon l’annonce de l’Hôtel de Ville, le PLU « aura vocation à intégrer les grands desseins de cette mandature en termes de logement, d’environnement et développement économique » et avance d’emblée l’argument de besoin de plus de logements,  l’objectif étant de favoriser la création de 10.000 logements par an, et d’atteindre 30% de logements sociaux en 2030.

Le PLU de Paris avait déjà été modifié en 2009 et 2012. Le nouveau PLU « doit intégrer toutes les évolutions réglementaires et légales qui sont intervenues depuis 2009″, a expliqué l’adjoint en charge de l’urbanisme, de l’architecture, du projet du Grand Paris.  À compter du 1er janvier 2016, la « compétence relative au règlement d’urbanisme reviendra à la Métropole du Grand Paris, qui devra élaborer un plan d’urbanisme métropolitain », rappelle l’exposé des motifs de la délibération.

La révision du PLU fera l’objet d’une enquête publique qui doit démarrer en janvier prochain. Du point de vue des défenseurs du patrimoine et du cadre de vie parisien, une révision du PLU permettrait de « balayer » une bonne partie des règles existantes qui protègent le patrimoine et régissent la construction à Paris, y compris les hauteurs, bien que cette question ne figure pas dans les motifs actuellement. Aussi, les associations et beaucoup de personnalités politiques s’opposent fermement à une sur-densification pour une ville qui est déjà si dense (voir article paru dans le Monde du 22 juin 2014).

Dans le cadre d’une concertation lancée en septembre, des mairies d’arrondissement organiseraient des réunions et des expositions, qui pourraient bien n’être que des opérations de communication, le citoyen isolé étant assez inaudible dans ce contexte comme nous l’avons vu dans la ZAC Clichy-Batignolles. En tout cas, les Parisiens pourront aussi « faire connaître leurs propositions » via une plateforme Web…

Le vote pour adopter le PLU révisé interviendra en automne 2015.

Lire l’article sur le site de la Mairie de Paris :

http://www.paris.fr/accueil/accueil-paris-fr/les-grands-sujets-du-conseil-de-paris/rub_1_actu_145938_port_24329

Lire l’article du Moniteur :

http://www.lemoniteur.fr/694-collectivites-territoriales/article/actualite/24815995-paris-va-lancer-une-revision-de-son-plan-local-d-urbanisme

Dans Le Monde du 22 juin 2014, article de Jean-Jacques Larrochelle, intitulé : « Paris résiste toujours à la course à la hauteur  » (édition papier uniquement, dont nous publions des larges extraits, à lire sur ce lien :

http://wp.me/P2z3lR-rc