Posts tagged ‘Napoléon III’

08/03/2017

L’île de la Cité selon Dominique Perrault : un sous-sol général et des cours vitrées à rez-de-chaussée

L’ȊLE DE LA CITÉ, USINE À TOURISTES ?

Par François Loyer 
Les trente-cinq propositions de Dominique Perrault pour l’Ile de la Cité se réduisent à un concept élémentaire : un sous-sol général, accompagné de cours vitrées à rez-de-chaussée. Il s’agit, comme l’a deviné Léon Krier (*), d’enterrer les accès et les circulations sous la chaussée en créant des galeries souterraines, que les utilisateurs du Palais de Justice et les visiteurs de la cathédrale Notre-Dame seront obligés d’emprunter.

La solution reproduit celle réalisée, il y a trente ans, pour connecter les différentes ailes du Louvre. Cette concentration autoritaire des accès au profit d’un unique parcours fléché, sur le modèle des galeries commerciales d’hypermarché, est destinée à améliorer les performances d’un tourisme conçu à l’échelle industrielle. Elle a pourtant montré ses limites, la surfréquentation des galeries du musée entraînant de graves problèmes tant de sécurité que de conservation.

On ne comprend d’ailleurs pas la nécessité de passer par la cave, quand il est possible d’entrer par la porte principale qui donne directement sur le trottoir.  Où débouchera le visiteur de Notre-Dame au sortir de la crypte  – sauf à creuser un tunnel sous les fondations de la cathédrale pour pénétrer au cœur de l’édifice, solution peu compatible avec le respect du monument ?

Autre difficulté, non négligeable : celle de l’importante réserve archéologique située dans le sous-sol de l’île. Elle imposera des fouilles préalables, qui poseront aussitôt la question de leur conservation et de leur mise en valeur. On sait en effet que la rénovation radicale de la Cité sous Napoléon III a entraîné la disparition des édifices, mais pas celle de leurs fondations – comme l’a amplement montré l’exhumation du parvis médiéval lors de fouilles de 1965-1969.

L’esquisse de Dominique Perrault propose également la couverture de dix-sept cours intérieures au sein des principaux monuments : sept dans le Palais de Justice, deux (dont une galerie couverte) dans la Préfecture de Police, une dans le Tribunal de Commerce (curieusement, elle existe déjà !), quatre dans l’Hôtel-Dieu, ainsi que trois dans le quartier Notre-Dame, rue Chanoinesse. C’est dire qu’il ne restera rien des espaces libres en cœur d’îlot (à l’exception de la cour d’honneur de l’Hôtel-Dieu à laquelle il n’a pas osé toucher, mais on ne perd rien pour attendre).

 

L’étrange dôme de verre dessiné sur la cour de la Préfecture de Police permet de comprendre d’où vient l’idée d’un projet manifestement hâtif, y compris dans son dessin sommaire : l’architecte s’est inspiré de l’énorme coque en treillis conçue en 1993 par Norman Foster pour la cour intérieure du British Museum, dont il reproduit même le dôme central.

Tout cela n’est pas d’une folle actualité, à une époque où la saturation des espaces libres est mise en cause au profit du retour de la nature en ville. A quoi serviront tous ces espaces couverts, sinon pour installer des boutiques à l’intention de touristes chaque jour plus nombreux ? Verront-ils la différence entre le site sacré de Notre-Dame ou de la Sainte-Chapelle et les galeries marchandes de l’aéroport de Roissy ? Sous cette avalanche de chalandise, que restera-t-il de la dignité qui convient à deux des monuments majeurs de notre histoire nationale ? Ne vaudrait-il pas mieux transformer l’île de la Cité en « domaine national » au sein où l’entend la loi de 2016, c’est-à-dire en établissant le caractère inaliénable de sa protection – le site entre très exactement dans le cadre de la loi, au même titre que les domaines du Louvre, de Chambord ou de Versailles…
La saturation monofonctionnelle de l’espace s’étend jusque dans le domaine public. Le mail de la rue de Juillet, face au dôme du Palais de Justice, devient l’une de ces esplanades dallées comme il y en a tant, alors que c’est le lieu approprié à la conservation des arbres de haute tige (ils font oublier le parking malencontreusement installé en sous-sol).

Le Marché aux fleurs et ses modestes abris de fonte sont démolis au profit d’une construction hypocritement transparente – dont on devine qu’elle fera disparaître l’esplanade. Les cours plantées de l’Hôtel-Dieu conçues à l’origine pour assainir l’édifice ne sont pas rétablies comme elles devraient l’être, mais envahies plus encore par de nouvelles constructions.

Quant au parvis de Notre-Dame, on projette d’y réaliser à grands frais une couverture de verre en lieu et place de l’énorme dalle de béton dont les fouilles ont été coiffées il y a trente-cinq ans – le parvis était alors encore considéré comme devant être accessible à la circulation automobile. Non seulement, le coût de l’entreprise sera exorbitant, mais son destin risque d’être bref, si l’on en juge par deux réalisations de ce type effectuées en d’autres lieux : le Centre de conférences du château Saint-Léger à Saint-Germain-en-Laye (Dominique Perrault, 1988) et la « galerie à l’En-Verre » (Gaston Valente, 1994 – démolie), cette dernière destinée à accueillir la station de tramway sous la place de la Gare à Strasbourg.

D’insolubles problèmes d’étanchéité ainsi que le caractère dangereux d’un matériau excessivement lisse ont démontré le caractère inapproprié de son emploi comme revêtement de sol à l’extérieur. Si l’on devait un jour intervenir sur le site de Notre-Dame, ce n’est certes pas en modifiant la couverture de la crypte archéologique, mais plutôt en la démolissant pour rétablir le niveau et l’emplacement du parvis médiéval (les maisons disparues suggérées par un rideau d’arbres qui redonnerait l’échelle).

Nous n’en avons pas fini avec le projet de Dominique Perrault : sur le petit bras de la Seine, il propose d’amarrer pas moins de quinze péniches qui recevront salons de thé et restaurants au pied de la cathédrale. Ainsi même la Seine se transforme en galerie commerciale. On se demande ce qu’en pensera le Port autonome, la proposition ne prenant guère en compte le trafic fluvial, ni les risques de crue. D’une manière plus générale, elle fait fi de toutes les contraintes. Elle suggère d’éventrer les arcades du Tribunal de Commerce, dont les délicates huisseries appartiennent pourtant à la composition d’ensemble (on se demande d’ailleurs comment le rez-de-chaussée surélevé du monument supporterait une telle transformation).

Sur les cours ordonnancées du Palais de Justice, dessinées par Louis Duc et Honoré Daumet, les verrières sont posées sans se préoccuper de l’altération des façades. Enfin par-dessus la Seine, sur un site protégé au patrimoine mondial, sont lancées deux passerelles d’une inutilité flagrante.

Bref, tout est fait pour congestionner le site au motif de le mettre en valeur. On comprend bien que cette proposition intervient à un moment critique, lorsque le Palais de Justice, la Préfecture et l’Hôpital vont déménager, mais c’est compter sans l’opinion des ministères affectataires et compter aussi sans les multiples mesures de protection concernant le site et ses monuments. Que le Centre des Monuments Nationaux soutenu par la Ville de Paris, tente une OPA sur le site de Notre-Dame est une chose. Que cette OPA réussisse en est une autre.

Projet Île de la Cité par Dominique Perrault. Visuel publié sur le site de la Mairie de Paris

Pour un lieu d’une telle importance, on attend autre chose. Peut-être des interventions plus modestes (plantations, traitements de sol, mobilier urbain…) qui redonneraient du charme à la voie publique et faciliteraient l’accueil des visiteurs, sans transformer l’île en usine à touristes. La retenue est un art difficile : que signifient ces pylônes auxquels on voudrait suspendre une passerelle entre les deux rives ? Ou le lac de verre séparant Notre-Dame de son contexte ? Et pourquoi imaginer un gigantesque dôme de verre, entre les quatre pavillons déjà si bavards de la Préfecture de Police ? Les dômes du Palais, les flèches de la Sainte-Chapelle et de Notre-Dame ne suffisent-ils pas à notre satisfaction ?
On a assez reproché à l’urbanisme haussmannien d’avoir détruit le pittoresque de l’île en imposant ces mastodontes que sont l’Hôtel-Dieu et la Préfecture : inutile de recommencer. Plus inutile encore d’envahir un territoire déjà saturé, en multipliant les signes d’une modernité envahissante. On aurait de beaucoup préféré que notre époque apprenne à se faire discrète en s’effaçant devant les témoignages les plus prestigieux du passé national.

FL

___________________________________________________

(*) Article de Léon Krier : « C’est une stitch-up, Monsieur le President » : http://wp.me/P2z3lR-1id

Le rapport complet avec les 35 propositions peut être consulté ici :

http://www.missioniledelacite.paris/

11/07/2016

En dépit de l’attachement des parisiens le remplacement des kiosques haussmaniens est décidé par la Mairie

Par Marie Karel 

 

Ce dimanche 10 juillet, Anne Hidalgo, Maire de Paris, a annoncé sur iTélé que tous les kiosques anciens seront remplacés. kiosque La pétition des « Parisiens qui aiment leur ville », qui a réuni 43 242 signatures selon la dernière vue, les différentes démarches citoyennes n’ont eu donc aucun effet face à la rigidité de la décision de la Mairie… Rappelons que ces kiosques sont conçus au 19e siècle sous Napolléon III avec tout le mobilier urbain haussmannien : les lampadaires (ou candélabres), les bancs publics, les grilles des arbres, les fontaines Wallace, les colonnes Morris, etc. Depuis, ils sont reproduits fidèlement, en fonte, leur matériau d’origine, tous les 25 ans environ, par les services de la DRAC.  Avec les édicules Guimard (accès du métro) de la Belle Époque, tous ces éléments forment un ensemble cohérent et harmonieux auquel participe la Tour Eiffel, elle-même. Ensemble devenu la « marque » de Paris, son « ADN » au niveau international et son atout charme. Bien plus que l’expression esthétique d’une époque, ce décor urbain atteste du caractère intemporel de Paris traversant les âges, sa longue lignée d’événements historiques et d’expériences sociales, scientifiques, artistiques, philosophiques… bref, la quintessence de son éclat et de son pouvoir. En multipliant dans Paris les installations d’un mobilier urbain d’un autre genre, comme les nouveaux abribus très voyants par exemple, une cacophonie notoire s’introduit dans l’espace public. Il suffit de regarder dans la même perspective, dans les rues de Paris, un kiosque haussmannien  ou un candélabre et un abribus ou un nouveau banc : l’univers urbain devient chaotique. Y-aurait-il des raisons de remplacer le mobilier urbain 19e ? À part le profit généré pour les bénéficiaires des contrats de la Mairie, comme la société AJ Decaux et sa filiale Mediakiosk, quel autre motif pourrait exister pour saccager ces structures emblématiques qu’il aurait suffi d’adapter au contexte numérique et aux nouveaux besoins des parisiens d’aujourd’hui ? La question n’est ni ponctuelle, ni anodine : car si Paris est une ville patrimoniale au précieux contexte architectural à sanctuariser, le progrès ne peut l’investir que par la technologie et la science. Si à chaque nouvelle étape de l’évolution numérique, on trouve le prétexte pour saccager une partie du patrimoine, bientôt il ne restera plus rien de notre ville, métamorphosée en Petit Dubaï… On ne voit pas encore très bien par quel raisonnement l’actuelle Municipalité se donne comme défi de se mesurer à Haussman, ni si elle a vraiment les moyens de telles ambitions. M.K. 640px-Paris_Metro_Sign Revue de presse Les anciens kiosques parisiens seront bien remplacés

  • Libération 10/07/2016

« Les emblématiques kiosques à journaux de la capitale vont-ils disparaître ? La Ville de Paris souhaite en effet remplacer d’ici à juin 2019, par un modèle «innovant» (…) Ils seront éco-performants en matériaux recyclables, alimentés en énergie renouvelable, équipés de recharge de téléphones portables, de boîte aux lettres, de récupérateur de piles usagées, de boissons à emporter, de billetterie culturelle, de plans d’orientation. L’appel d’offre lancé par la mairie a été remporté par la société MédiaKiosk, filiale du groupe JCDecaux et opérateur actuel des kiosques parisiens. (…) Un groupe de travail examinera lundi le dossier alors qu’une pétition signée par plus de 41 000 personnes, demande à ce que l’aspect extérieur de ces kiosques soit préservé. »… Lire l’article… Les Parisiens se mobilisent contre les futurs kiosques à journaux

  • Le Point 10/07/2016  

« Ce design est sans âme et totalement impersonnel », il porte atteinte à la beauté et à la spécificité de Paris », s’insurgent les détracteurs du projet dans une pétition qui a recueilli plus de 40 000 signatures sur Internet. « Nous sommes pour que les kiosques à journaux parisiens aient un design qui reprenne ce qui fait tout le charme du Paris Romantique cher aux touristes de France et du monde entier », réclament ses signataires. » Lire l’article… Comment Hidalgo justifie le remplacement des kiosques à Paris Challenges 10/07/2016 « La maire PS de Paris, Anne Hidalgo, a justifié dimanche 10 juillet la suppression des emblématiques kiosques à journaux (…) au « Grand Rendez-vous » sur iTÉLÉ. « Ceux qui nous expliquent qu’on est en train d’abîmer Paris, ce sont les mêmes qui veulent qu’on garde les serres de Roland-Garros, des petites serres en plastique, en nous disant qu’on est en train d’abîmer le patrimoine », a-t-elle fustigé »… Lire l’article… Déjà 41 000 signatures contre les futurs kiosques à journaux

  • Le Parisien 10/07/2016

« La fronde contre le remplacement des kiosques à journaux de la capitale prend de l’ampleur… Invitée ce dimanche du « Grand Rendez-vous » iTélé-Europe 1-« le Monde », Anne Hidalgo, la maire (PS) de Paris, a tenu à rappeler qu’il n’y a en réalité « pas de kiosque haussmannien. Les kiosques que vous voyez sont des plagiats d’haussmanniens […] en plastique, qui ont été installés dans les années 1980″. Lire l’article… Kiosques parisiens : Lire aussi notre article…

26/05/2016

Remplacement des kiosques à journaux: une priorité pour qui?

Les projets de kiosques sont d’une rare banalité, mais il convient de porter quelques précisions concernant ceux qui existent déjà :

1. Contrairement à une idée répandue, Hector Guimard n’a rien à voir avec ces kiosques qui ont  été dessinés et mis en place près de quarante ans avant qu’il n’exerce son métier.

kiosque

2. Leur concepteur d’origine est l’architecte des Parcs et Jardins de Paris sus Napoléon III : Gabriel Davioud, qui a conçu avec son équipe l’ensemble du mobilier urbain et des fabriques de la ville dès les années 1860. Il s’agissait alors de petites constructions, entièrement réalisées en fonte de fer. Elles sont depuis, régulièrement, reproduites à l’identique. Leur modèle se trouve dans la publication réalisée sous la IIIe République par le service en question, sous l’autorité d’Alphand.

3. Les kiosques actuels sont un fidèle remake, de qualité, du « style haussmannien », remontant à la mandature de Jacques Chirac dans les années 1980. Ce sont des édifices modernes, en charpente métallique et verre, habillés d’un décor Napoléon III. Ils ont été dessinés par l’un des architectes du STAP de Paris.  En cherchant un peu, on trouverait sans doute qui est l’auteur de ces petits édifices.

Les kiosques existants ont le mérite de respecter l’apparence et de conserver la qualité des édicules du Second Empire. Ce sont des évocations emblématiques, tout comme les bancs, les grilles d’arbre ou les lampadaires dont le principe est lui aussi hérité du XIXe siècle avec lesquels, ils forment un ensemble cohérent et harmonieux.

Ils sont en tout point supérieurs, par leur aspect traditionnel, aux constructions parfaitement banales qui nous sont aujourd’hui proposées.

Alors, remplacer les kiosques à journaux, est-ce une priorité pour Paris, par les temps qui courent ? Seulement si on tient à faire disparaître tout ce qui relie Paris à son passé ! La menace est sérieuse, mais pour y parvenir,  il y aurait beaucoup à faire…

**********************

Pétition à signer ici

16/04/2016

La Canopée (qui prend l’eau) etc… Revue de presse française mise à jour

Dire que Napoléon III réclamait pour les Halles « de vastes parapluies »C’est RATÉ ! L’appel à des parapluies de l’empereur semble pourtant avoir été plutôt entendu par les architectes de nos jours, qui ont fabriqué quelque chose qui s’en approche… MAIS leur Canopée laisse finalement passer la pluie !!!

La Canopée des Halles. Photo libre de droits

Quelques jours à peine après son inauguration, cette fâcheuse constatation ne pouvait pas laisser la presse muette. En voici un florilège d’articles qui montrent que les parisiens sont vraiment des contestataires en permanence qui aiment trouver à redire à chaque occasion :

DERNIÈRE MISE A JOUR

Par Antoine Garbay. Le Nouvel Économiste 22/04/2016

« Depuis son inauguration, le nouveau “toit” des Halles est vertement critiqué. Le mécontentement des Parisiens s’est d’abord appliqué à la couleur “jaunâtre” voire “pisseuse” de l’édifice. (…) Élisabeth Bourguinat, représentante des associations du quartier au sein du jury du concours d’architecture de 2007 qui a donné naissance au projet Canopée, a pris la plume dans ‘Le Courrier de l’architecte’ du 13 avril où elle fait part de son mécontentement. Selon elle, Unibail, groupe européen d’immobilier commercial qui exploite le centre commercial des Halles, “a exigé la suppression des grandes toilettes publiques prévues au rez-de-chaussée de la Canopée”? (…) Pour Élisabeth Bourguinat, “la couleur jaune pipi de la Canopée érige ainsi en emblème ce qui était l’une des caractéristiques de ce quartier avant les travaux et le restera […] : des flots d’urine partout dans les rues…” (…)

« Autre point de mécontentement, et non des moindres, la Canopée n’est pas étanche. Tout d’abord, l’évacuation de l’eau tombée sur les 10 000 m² de toiture en verre se fait par une cascade d’eau, sur sept mètres de dénivelé, qui se déverse dans un bassin situé au niveau du sol. Ce faisant, la cascade arrose copieusement les passants, et par journée venteuse, le dispositif se transforme en un désagréable brumisateur d’eau sale. »

Lire l’article

Structure de la Canopée des Halles.

Par Michel Guerrin. Le Monde 15/04/2016

« Le parapluie géant qui coiffe le Forum des Halles, au cœur de Paris, cette vague chaloupée de fer et de lames de verre, n’est pas étanche. »  (…) « Voulue ou pas, une eau qui tombe d’un toit qui a coûté 216 millions d’euros, avec, en prime 450 000 euros d’entretien annuel, ça fait tache. »  (…) « On est loin de la « feuille translucide et légère » annoncée ; plutôt un pudding pesant. Il y a aussi la couleur jaune. Au jeu subtil des comparaisons, on voit qui aime ou pas. Les premiers évoquent le bronze, la pierre de Bourgogne ou le champagne. Les autres, bien plus nombreux, parlent de couleur jaunasse, pisseuse, blafarde, lavasse, évoquent une crème anglaise… »

Lire l’article 

FranceTV Info le 15/04/2016

A peine inaugurée en plein cœur Paris, la nouvelle Canopée des Halles est une source inépuisable de critiques. Après sa couleur jaune, voire « jaunâtre », et sa forme taxée de « massive et laide », voilà le nouveau toit du centre commercial parisien accusé de se transformer en « chutes du Niagara » dès qu’il pleut. (…)

Lire l’article 

par Juliette Geenens dans Konbini 15/04/2016

« Un des architectes, Patrick Berger, confirme une anomalie. Des pièces vont être installées afin de remédier à ce souci technique. Des compléments de travaux, prévus depuis le début de la construction, auront bien lieu. » (…) « Des fuites anticipées dès 2007. Élisabeth Bourguinat, ancienne tête de liste EELV dans le 1er arrondissement et secrétaire de l’association Accomplir, raconte : “Nous avions ironisé sur le fait que la ville construisait un toit qui laisserait passer la pluie… Personne n’a voulu nous croire, mais nous avions raison ! ” (…) La Canopée est un projet qui a été controversé dès sa concecption. (…)  Certains lui reprochent sa couleur, d’autres critiquent sa forme, la jugeant peu fidèle à l’idée d’origine de ses concepteurs, qui la qualifiaient de “feuille translucide et légère”. Et ce n’est pas ce problème technique qui va améliorer son cas. »

Lire l’article

Le Point.fr le 14/04/2016 à 10:31 |

« La Canopée des Halles, projet pharaonique de la capitale française, prend l’eau. Et se salit à vitesse grand V, la pluie laissant derrière elle des traces brunâtres et peu ragoûtantes sur la structure. L’édifice, qui recouvre le forum des Halles, a pourtant coûté 240 millions d’euros, soit le double de ce qui avait été budgété. Gilles Pourbaix, de l’association de riverains Accomplir, se plaint ainsi d’un toit qui « ne sert à rien » et qui laisse passer les intempéries et le vent. » (…)

Lire l’article

Par Marie-Anne Gairaud, Le Parisien 12/04/2016

« En effet depuis le week-end dernier, le public découvre et s’étonne que le nouveau « monument » qui surplombe le Forum des Halles laisse en fait… passer l’eau. Le jour de sa présentation en juillet 2007, la Canopée n’avait-elle pas été présentée comme « un immense abri pour les Parisiens » ? « J’avais toujours entendu parler du nouveau toit des Halles. » (…)

Lire l’article

Par Alicia Paulet Le Figaro 12/04/2016

« Est-ce un toit ou une passoire? La Canopée des Halles inaugurée en grande pompe le 5 avril dernier, doit faire face à des dysfonctionnements et pas des moindres puisqu’il s’agit de fuites d’eau. (…) Dominique Hucher, directeur de l’office public qui pilote le chantier des Halles (SemPariSeine) : Il serait possible de faire des petits compléments de travaux pour fermer ces orifices. C’est à la ville d’en décider». 

Lire l’article

Par Sibylle Laurent, Métronews 13/04/2016

« Décidément, la Canopée n’en finit pas de faire parler. Après les critiques sur sa couleur « jaune lavasse », le manque de luminosité, voici qu’un nouveau problème pointe son nez : l’étanchéité de la structure. Mais ce toit aéré était-il prévu pour être étanche ? Pas forcément, rappelle Chris de Paris, un internaute, sous l’article du Parisien : « Il ne s’agit pas d’une fuite d’eau. Il n’a jamais été prévu que la canopée protège de la pluie« . Un toit doit-il protéger ?  » (…)

Lire l’article

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Outre la pluie qui traverse la Canopée (et attendons de rire l’hiver prochain quand les clients du centre commercial déambuleront sous ce « toit » pleuvant et « ventant » pour faire du shopping), d’autres sujets ont suscité des articles plus ou moins critiques à son égard. Notamment :

par Elisabeth Bourguinat, Le Courrier de l’architecte 13/04/2016

La Canopée, ce mémorial de l’absurdité. Elisabeth Bourguinat, ancienne secrétaire de l’association d’habitants Accomplir, représentante des associations du quartier au sein du jury du concours d’architecture de 2007, a souhaité répondre à notre article ‘Aux Halles, le participatif, ce péché originel ?’. Tout d’abord, c’est faire beaucoup d’honneur à l’association Accomplir que de prétendre que c’est nous qui avons «imposé» le projet Mangin en 2004. Nous soutenions ce projet, c’est vrai, mais pour une raison simple : c’était le seul des quatre qui ne bétonnait pas le jardin des Halles.

Lire la suite

Par Alexandre Rousset, Le Point le 06/04/2016

Le coût du projet, les nuisances des travaux, la lourdeur de la structure, son jaune indéfinissable… Les détracteurs de la Canopée de manquent pas d’arguments.

Lire l’article

 

Par Béatrice de Rochebouet Le Figaro  07/04/2016

« La réalisation de cette immense feuille ondoyante, censée être une enveloppe légère, fluide et transparente englobant des espaces de commerce, de culture et de loisir, n’est vraiment pas une réussite architecturale digne d’une grande capitale. »

Lire l’article