Posts tagged ‘Thierry Paquot’

25/03/2015

Pour un urbanisme sensoriel, par Thierry Paquot

Nous avons mis en ligne le contenu de la conférence de Thierry Paquot, qui a suivi notre assemblée générale du 19 mars dernier.

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Thierry Paquot, philosophe de l'urbain

Thierry Paquot, philosophe de l’urbain

Extraits : »Pour un urbanisme sensoriel« …  » « Adolescent, j’étais attiré par les puces de Saint-Ouen, le Quartier Latin et surtout par tous les dénivelés, les rues munies d’escaliers (en particulier autour de Montmartre), une ville pour moi, alors, affichait son relief, il fallait monter et descendre pour la conquérir ! Lycéen à Turgot, je me perdais dans le dédale des passages et admirais, à l’instar des surréalistes, ces deux portes sans fortification que sont Saint-Martin et Saint-Denis. Étudiant, combien de fois ai-je longé la Seine en flirtant ou en conversant, imaginant refaire le monde ? À cette époque, toutes les voies que j’empruntais me conduisaient d’un bouquiniste à un autre et m’orientaient toujours vers Odéon, sur la rive gauche. Là, j’étais chez moi. Le musée Delacroix, place Furstenberg, n’est-il pas charmant ? Et la rue Tournefort ou la moud ? Plus tard, j’ai appris à apprécier des portions de rue (l’avenue Leclerc de la porte d’Orléans à l’église de Montrouge, la rue Lanneau qui conduit à la rue Valette…), des vues particulièrement cadrées (la place du marché Saint-Honoré, la place Dauphine, la place Sainte-Catherine…), des paysages urbains (la rue Myrha et alentours, la rue du faubourg Saint-Antoine avec sa courbure finale qui retarde l’arrivée de la Bastille, la rue de Charenton bien longue…), ce sont des lieux simples, parfois hétérogènes dans leurs façades, leurs coloris, leurs ambiances, mais justement »…

« Il existe de très nombreux architectes et d’urbanistes, restés à l’écart du star system, qui bâtissent un logement ou un quartier en prenant comme « matériaux » les sensations de leurs résidants. Ils combinent alors le climat de la météorologie au climat de la psyché humaine. Non sans mal, du reste, car une telle ligne de conduite n’appartient pas à l’air du temps. »   (Extraits)

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19/03/2015

Assemblée générale 2015 de SOS Paris

Article mis à jour le 20/03/2015 à 00h42

Assemblée Générale de SOS Paris à la Mairie du 5e aujourd’hui à 17h30, suivie de la conférence de Thierry Paquot : « Le charme de Paris… » et clôturée par notre verre d’amitié.

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24/11/2014

Au-delà de la Tour Triangle à Paris, un débat sur la métropole durable de demain

Article publié sur le site de « La Gazette des communes »

(avec l’AFP)

Avec les commentaires de Thierry Paquot, Jérôme Dubois, Serge Salat.

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Extraits :  « (…) Le rejet du projet controversé de tour Triangle, à Paris, relance le débat sur la métropole durable du XXIe siècle. (…) « La discussion qui a lieu à Paris se retrouve partout dans le monde parce qu’elle est liée à la façon de penser le futur des grandes villes », explique à l’AFP, Jérôme Dubois, professeur d’urbanisme à l’université d’Aix-Marseille. »

(…) « Contrairement aux apparences, la densité de la ville verticale n’est donc pas supérieure à celle de la cité horizontale, les règles d’urbanisme imposant que les tours soient suffisamment espacées, notamment pour des raisons de luminosité. « Du coup, entre deux tours on implante un parc fermé, pas toujours bien entretenu, qui oblige le piéton à parcourir de grandes distances pour rétablir une continuité avec la rue, les façades, les boutiques », analyse le philosophe spécialiste de la ville, Thierry Paquot. Pour lui, « la tour annonce alors la mort de la ville et elle y contribue »

(…) « Le coût énergétique pour produire les matériaux de construction, les aciers, les vitrages ultra sophistiqués concourent à rendre le modèle écologiquement discutable« , dit-il à l’AFP. Une fois érigées, les tours s’avèrent énergivores. D’autant qu’en termes d’infrastructures routières, de transports ou de réseau de distribution d’eau potable, « la facture énergétique est divisée par trois lorsque la densité de population est multiplié d’autant« , explique à l’AFP l’architecte et urbaniste Serge Salat. (…) Il voit là un argument supplémentaire en faveur de la ville compacte, dont Paris est l’illustration. Argument auquel on peut ajouter la préservation du lien social et de la qualité de vie que favorise la ville horizontale.  (…)

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